Transvolcanique 2004



Les puys de Dôme et Pariou

En cette année 2004, cinq Frappadingues sont partis dans les volcans pour randonner pendant deux jours. Au programme: deux fois 80km de V.T.T. et quelques mètres de dénivelés positifs comme négatifs. Deux chouettes parcours avec d'excellents morceaux descendants comme montants. Une organisation sans faille et une météo que l'on qualifiera de "variée": trés beau le samedi, une moitié du dimanche dans les nuages et la bruine, mais toujours avec une température suffisamment chaude.

La délégation était constituée de trois "solos"; Roger (ROdge), Christophe (Totof) et Pierre (Pif), et d'un tandem; Jean-Louis (Gihel) le cap'taine et Christian le stocker.

La suite est le récit de l'équipage du tandem, selon une technique qu'ils commencent à bien maîtriser lors d'une grosse randonnée: le compte-rendu à 2 voix (parce que CmieuxA2... [Note Du Metteur en Page])


Vendredi ...

Christian:
Gihel et Christian Bonjour à tous.
Voici une fois de plus le récit de la Transvolcanique. C'est la deuxième fois que nous la faisons.
Pour ceux qui ne se rappellent plus, mon pilote des grandes aventures se nomme Jean-Louis. Cette année quelques Frappadingues sont venus grossir les rangs.

L'année dernière nous avions déjà fait cette expédition et j'en étais revenu dans un état lamentable.
Pour cette année la forme n'était pas au rendez-vous. Lorsqu'on regarde les moyennes, et bien nous avons perdu plus d'1 km/h par rapport à l'année dernière. Sachant que la distance de cette année est un peu plus courte. Ce qui signifie donc que ce n'est pas la grande forme. Il faut tout de même préciser que le trajet n'était pas le même.
GiHel:
Comme l’année dernière, nous avons participé à la Transvolcanique, cette très belle randonnée de 2 fois 80km au coeur du parc des volcans d’Auvergne. Départ de Blanzat dans la banlieue de Clermont-Ferrand le samedi matin, arrivée au Mont-Dore le samedi soir, trajet retour par un itinéraire différent le dimanche.
Christian:
Nous sommes partis vendredi en début d'après midi, juste après avoir mangé afin d'être tranquille. Sur la route pas de problème et je suis heureux d'être à côté du monsieur qui me conduit, cela me change un peu. Nous sommes arrivés en début de soirée au même hôtel que l'année dernière. Il ne faut pas changer les habitudes. La chambre est au rez-de-chaussée et il n'y a pas de modifications dans celle-ci.
Nous dînons tous les deux et pour finir cette journée une grosse sieste pour être en forme demain.
GiHel:
Nous sommes partis de chez Christian vers 14h et arrivés à Clermont-Ferrand vers 18h30, voyage sans histoire. Comme l’année dernière, nous prenons nos quartiers au Campanile. D’autres Frappadingues participent également à la Transvolcanique, ROdge et Christophe qui viennent avec des collègues Banque de France de Christophe et Pif qui logera près de Clermont.
Après dîner, Christian sort son Palm pour lui aussi commencer à enregistrer son récit. C’est très curieux un Palm d’aveugle, imaginez un boîtier de 30 cm par 15 cm épais de 2 cm avec en bas une ligne de caractères en braille représentée par des picots qui montent et qui descendent d’environ 1 mm et au dessus, 8 grosses touches disposées en arc de cercle. Il tape son texte sur les grosses touches, le vérifie sur la ligne en braille, corrige et enregistre. Après, il peut le transférer sur un PC sous Word par exemple et le faire lire par son synthétiseur vocal.
Pour ma part, j’ai choisi cette année d’enregistrer les moments importants de la randonnée sur un petit enregistreur MP3 que je porte autour du cou. (Apparemment, cet enregistreur prend un peu de place, puisque ce serait lui la cause de l'embonpoint sous le t-shirt au niveau des abdos... [N.D.M.P.])

Samedi ...

Christian:
Le réveil sonne à 6h30. Nous nous préparons. On prend la voiture et on se rend au rendez-vous pour le départ de la Transvolcanique.
Il faut aller chercher les dossards, on se présente : Et oui, non, vous n'êtes pas inscrits ? Quoi ?
Il regarde et cherche. Première petite inquiétude. Bon ce n'est rien juste une erreur de frappe dans l'orthographe du nom du pilote. C'est pour cela qu'ils ne trouvaient pas. Nous allons pouvoir déjeuner, et partir sur notre tandem. Nos numéros sont 236 et 236B.
Il y a un peu plus de monde que l'année dernière, 1270 participants.
Rien à dire sur l'organisation. Je pense même que pour l'acheminement des bagages ils pourraient donner quelques conseils à la SNCF, aucun sac ni valise perdus. Chapeau bas aux 150 bénévoles. Il faut vraiment les remercier car demain s'ils ne font plus rien tout s'arrête.

Le peloton au départ Le départ est à 9h00 et nous partons tous ensemble. C’est impressionnant cette marée de vététistes. Il y a trois tandems. Nous y sommes. Alors au démarrage il faut mettre un petit coup d'épaule pour faire un peu de place. Bouge pas GiHel, je sais faire ! Les personnes sont admiratives de voir notre machine et donc cela se passe bien. Nous sommes sur la commune de Blanzat et la randonnée représente 75 km environs.

Il est 9h00, le temps est un peu frais mais pas un nuage. C'est vraiment une journée pour faire du vélo. Nous roulons gentiment et je trouve que ce n'est pas la forme pour moi. Je cherche ma place sur la selle, je bouge beaucoup et cela ne va pas être facile pour le pilote.
Pour le moment il y a de la place. Les chemins sont larges. Nous avons décidé cette année de faire un peu plus attention au tandem et à ses pièces. Il y a environ 48 km à parcourir jusqu'au repas. A notre disposition deux ravitaillements. Il ne faut pas oublier évidemment quelques passages un peu techniques mais le cap'tain n'a pas perdu son adresse.
GiHel:
Samedi matin: Réveil à 6h30, pas de petit déjeuner à l’hôtel, de toute façon, c’est trop tôt. Les bagages dans la voiture, go to Blanzat. Sur place, nous allons directement prendre les plaques et là, surprise, nous ne sommes pas inscrits. Gloupst! Et Gloupst d’autant plus que j’ai bien reçu la confirmation d’inscription mais elle est restée à la maison. Bon, finalement, Pierrette (la responsable de l’organisation, pas celle des frappés) se souvient très bien et du tandem et même de notre numéro de plaque. On regarde, et s’ils ne nous ont pas trouvés c’est qu’ils ont mis un "S" au lieu d’un "B" à l’initiale de mon nom! Ouf, on va pouvoir rouler, nous avons les numéros 236 et 236bis. Nous laissons les bagages à l’organisation, il y a un grand comptoir avec un emplacement pour chaque hôtel, hôtel qui est marqué sur la petite carte qui nous est remise et qui ne nous quittera pas du week-end. Question organisation, ça se pose là ! Nous partons déjeuner, pain, beurre, confiture, café, lait et même un croissant par personne.
Une fois nourris, nous finissons de nous préparer et zou, nous enfourchons le tandem, direction le départ. Il y a du monde, 1270 participants cette année. Nous ne sommes pas trop loin et ce sera d’autant plus facile sur les premiers chemins, même s’ils sont larges.

Km 15: On arrive sur une côte de chez côte, il y beaucoup de pierres et de racines et le stoker d'un autre tandem nous attend dans le premier virage en épingle pour nous dissuader de passer sur le tandem. En fait, pratiquement tout le monde est à pied. A la réflexion, je pense que l'on aurait pu en monter une bonne partie sur le tandem, mais ça aurait été vraiment physique. On a bien fait de passer à pied, on ne sait pas trop ce qui nous attend pour la suite, autant garder des forces. Et puis, je souhaite ménager le tandem pour finir la première journée dans de bonnes conditions.

Km 20: Premier ravitaillement, toujours aussi sympa, bonne ambiance avec les bénévoles. Il y a du café chaud, du quatre-quarts, du pain d'épice, du chocolat, des quartiers d'orange, des sandwiches au jambon, au pâté, au fromage, ça le fait vraiment bien. Il fait un temps magnifique, pas un nuage et la température est excellente pour rouler. Avec Christian, nous sommes à peu près en forme, tout devrait bien se passer.
Christian:
Pif et Totof Cette matinée se passe normalement. Pour ne pas changer j'ai toujours quelques moments d'absence. Alors le pilote me parle, me dit de boire, de respirer et on va y arriver. On prend notre temps et je crois que cette année on l'a vraiment pris. Au ravitaillement les frappés nous rejoignent. (Euh,... au départ, malgré la taille de l'engin, nous -les trois solos- on avait réussi à perdre le tandem, du coup on était allé voir à l'arrière du peloton s'ils n'y étaient pas... [N.D.M.P.]).
On mange, on discute et on repart.
GiHel:
Km 33: Deuxième ravitaillement, quasiment le même que le précédent. Christian semble fatiguer un peu mais rien de grave. Avec son mouvement d'épaules, on a parfois un peu de mal à rester sur les chemins montants et pierreux, aucun problème en descente. Je fais avec, après tout, je suis là surtout pour le plaisir de Christian. Les personnes qui nous doublent demandent parfois si c'est pour l'équilibre qu'il bouge comme ça. Non non, c'est un mouvement parasite dont on ne comprend pas bien l'origine. Pierre qui sera notre poisson pilote sur les 2 jours pense que Christian ferait un très bon zoukeur!

Nous roulons sur des pistes larges qui nous conviennent bien et même, ça avionne pas mal au grand dam de certains qui ont du mal à s'accrocher.

ROdge

Christian:
Il est plus de 13h00 et nous arrivons au repas. Il y a du monde et nous allons attendre un peu. L'année dernière il n'y avait pratiquement personne. On avait mangé en 20 minutes. Bon c'est comme ça. Vu l'allure du matin on prend même un café et on va sur l'herbe pour digérer et regarder le soleil.
ROdge et Gihel
GiHel:
Km 48: Repas, longue pause pour un repas copieux. Au menu: Pâté en croûte, rôti de porc à la moutarde avec des lentilles, fromages locaux et pâtisserie (tarte au fruit pour moi, gâteau au chocolat pour Christian). Nous avons retrouvé ROdge et Totof, et avec Pierre, nous formons une bonne équipe de frappés. Nous prolongerons la pause au soleil après le café en regardant des gamins se disputer un match de foot.

ROdge sans le casque... Totof
Christian qui délire:
Pif Il faut repartir. Hum ! la reprise après le repas est dure ! Déjà qu'avant de se restaurer...
Le tandem fonctionne bien et pas de casse. Il fait chaud et en restant au soleil tu pourrais bien très vite être cramé. Le terrain dans l'ensemble est sec sauf en forêt. Je m'évanouis un peu. Il y a la fatigue de la matinée et la digestion qui est amplifiée par le bon gâteau au chocolat. La moyenne fond comme neige au soleil.

Je ne comprends plus rien, plus je roule, plus je suis fatigué, plus je m'entraîne moins j'ai la forme. Alors en 2005, je crois que je vais ne faire que des sorties locales. Les grandes randonnées il faut que j'attende encore un peu. Mon mouvement d'épaule me pose beaucoup de soucis et celui-ci devient obsessionnel. Le vélo c'est les jambes mais il ne faut pas oublier le mental, alors, je finis par me focaliser sur ce mouvement. Cela ne change rien car il est toujours présent.

Il me reste le vélo solo. Mais le vélo solo à la Transvolcanique je me demande combien de km je pourrais faire tout seul:
- Hihihi! aïe ? Merde un arbre.
- GiHel tu es où ?
- Je suis sur le petit plateau
- Hé bien moi je crois aussi que je suis sur le petit plateau car je n'ai pas de résistance sous la roue!
- Non Christian tu es en l'air.
- GiHel, Tu me dis lorsque j'atterris !

Ca serait drôle, non ?
GiHel:
Km 55: Petite pause avec Pierre et Totof, ça avance pas mal, légère fatigue de Christian qui grommelle de loin en loin, beaucoup de pistes larges et ça nous convient bien.
Christian:
Alors nous poursuivons notre chemin le plus tranquillement possible. Nous ne ferons pas la boucle supplémentaire car il est déjà trop tard et les baliseurs ont fermé. Nous apprenons cette bonne nouvelle au dernier ravitaillement.
GiHel:
Km 60: Arrivée au ravitaillement, grosse fatigue de Christian, d'ailleurs, nous arrivons à pied au ravitaillement après une sévère montée il est vrai. Apparemment, il a aussi mal au cul et m'a demandé plusieurs fois de monter, d'avancer ou d'incliner la selle. Je comprends qu'elle ne lui convienne pas bien, c'est la Transam Lady de Corinne, et elle est franchement destinée à un popotin féminin. Demain nous lui mettrons la sienne qui est restée dans son sac. Nous étions quand même décidés à faire la boucle supplémentaire qui part de ce ravitaillement, mais il est trop tard et les organisateurs l'ont fermée.

Cascades près du Mont-Dore Après ce ravitaillement, nous montons au col de la croix Morand, nous ne montons pas vite mais très régulièrement, nous doublons beaucoup de personnes qui montent à pied. Une fois en haut, nous attaquons des pistes larges avec beaucoup d'ornières que nous prenons à fond, ça bouge beaucoup mais j'arrive à bien maîtriser les quelques travers que nous ferons. La descente commence par une partie étroite et très pierreuse, un vrai régal de piloter là dedans. Ca secoue, ça bouge, Christian est aux anges. A un moment, je rate un peu mon coup au tournant d'une passerelle en bois enjambant une rivière, je freine en catastrophe, merci les M4, et Christian pose son pied dans le talus en dévers! Il a bien failli prendre un bain 3m plus bas sur ce coup là. Le reste de la descente sur le Mont-Dore sera tranquille, pistes larges où nous prenons beaucoup de vitesse puis la traversée de la ville sur la route.
Christian:
Voilà nous sommes arrivés au Mont-Dore.
On range le tandem. La moyenne de la journée n'est pas bonne et on va boire une bière avec les autres pour être en forme demain.
Pour moi il reste la douche, le repas du soir, et une bonne nuit de sommeil. Au restaurent nous mangeons en même temps qu'une femme nous joue de la vielle. La journée se termine. Je suis fatigué et vais me coucher. Je ne sais pas si je vais réussir à dormir mais cela détend un peu de ne rien faire. On verra demain la suite de l'aventure.

La chaine des puys Totof et la chaine des puys
GiHel:
Dopant naturel Km 74: Fin de la journée, il est 17h30, la moyenne n'est pas terrible mais il semble que le parcours ait été plus dur que l'année dernière. Je vais nous pointer auprès de l'organisation, et nous partageons une bière que Claire nous a gentiment amenée. Pierre et Claire nous quittent, ils remontent sur Clermont. Je vais poser le tandem à l'hôtel qui est juste à coté de l'arrivée, je récupère des sous et nous allons prendre une bière en terrasse avec ROdge et Totof. La serveuse n'est vraiment pas pressée, nous non plus, ça tombe bien. Nous nous séparons, ROdge et Totof logent à 3 Km du Mont-Dore, sur la route du Sancy. Ils devraient redescendre pour finir la soirée après dîner. Nous retournons à l'hôtel, nous avons une grande chambre avec 2 grands lits, le pied. Tout a été refait à neuf, il y a de l'eau chaude à profusion, génial. Après une bonne douche réparatrice, nous allons dîner à l'hôtel d'à coté. Repas copieux avec en animation, une charmante dame qui nous a joué de le vielle, fiancés d'Auvergne etc. Retour à l'hôtel, Christian se couche, l'a l'air fatigué le môme ! Pour ma part, je ressors prendre un verre avec ROdge et Totof qui sont descendus de leur villégiature en taxi. 2 bibines et un concert de musique country plus loin, je rentre à l'hôtel me coucher. ROdge et Totof remonteront à pied en faisant moult arrêts pipi, certainement l'effet diurétique de la bière!


Dimanche ...

Christian:
Le réveil sonne. Il est 6h45 et il faut aller déjeuner et se préparer pour finir la randonnée. Je touche mes jambes et je suis un peu rassuré car il n'y a pas de douleurs comme l'année dernière et surtout pas de tendinite.
On n'a presque rien cassé, vu quelques Genius, 2 Maverick, 1 Klein palomino, des Enduros, énormement de X-Control (C'est d'une banalité ce vélo ! [N.D.M.P.]) et pas mal de Neuro (quelques titanes aussi). Quelques belles antiquités également (Cadex, Emery...)

Sinon super journée samedi. Trés beau temps (coups de soleil) et parcours quand même assez fatiguant (1800m de D+ annoncés, 2050 mesurés). Quelques beaux chemins plein de cailloux, de racines en sous bois, vraiment superbes.
Arrivés relativement tard (sieste au soleil le midi après le repas, avec des supers gateaux au chocolat pour le dessert), 2 binouzes à l'arrivée et nous sommes remontés avec Totof direction le camp de vacances. 3.7km, D+300m après le repas (coquillettes, poulet) nous sommes redescendus (en taxi) au Mont-Dore pour rejoindre Gihel & Christian et reprendre de la binouze (2 demi) avant de remonter (à pieds) faisait pas chaud, bien dormi entre les pipis.

Dimanche matin réveil dans le brouillard et la bruine, le départ est plus facile qu'il y a 2 ans, donné du Mont-Dore le long de la Dordogne (dans un single étroit, 1 par 1)
Gihel et Christian sont partis à 8h, Totof et moi passons vers 8h15, on n'a pas vu Pierre qui etait planqué dans un coin et qui a décollé a 8h30 (un kangoo rose c'est quand meme plus facile a repérer que le rouge ...)
Petite descente tous à la queue leu leu avant de se taper la premiere difficulté de la journée (+400m): bonne montée sur la route (bien raide mais pas longue) suivie d'un chemin assez raide que tout le monde a passé a pied. Je rattrape le tandem qui pousse aussi et nous pouvons remonter sur le velo un peu plus loin, la pente est moins raide et le terrain plus accrocheur (melange boue + cailloux + herbe)
Ca commence à rouler pas mal, la troupe est bien étirée, à partir de là j'enclanche le turbo et je roulerai seul le reste de la journée. Grosse côte sur la route puis montée droit dans la pente sur une espèce de gravier bien pourri (La Banne d'Ordanche [N.D.M.P.]), redescente dans les prés pour commencer (visibilité 10m) puis route/chemins/gravier trés rapide (50-60km/h).
Arrivé au repas du midi à 11h, je redécolle avec du poulet au citron + semoule dans le ventre (et un Flamby entier) pour encore une bonne montée.
Encore de belles montées dans un terrain meuble, voire dans la gadoue, je suis content d'etre devant, à la fin de la troupe ca sera dur de grimper la dedans. Quelques bons tirages de bourre de temps en temps. Une zone dans les racines bien raide a passer aussi, limite casse gueule. Une trés belle descente longue et piégeuse pour finir, un peu de plat et l'arrivée a Blanzat.

Au final une belle organisation, un parcours a la portée de tout le monde, avec quand même pas mal de parties trés roulantes.

ROdge

La première bonne nouvelle de la journée c'est qu'il pleut. Il y a un petit crachin qui est présent et cela n'arrange pas mon moral. La personne qui sert le petit déjeuner dit que cela ne devrait pas durer, on verra !
On range nos affaires on ferme la porte de la chambre et on monte sur le tandem. Il ne fait pas très froid mais il y a toujours cette petite pluie.
GiHel:
Dimanche matin: Réveil à 6h45, pas de courbatures, la machine se réveille doucement. Surprise, il pleut ou plutôt, il brouillasse, une espèce de crachin breton froid et pénétrant. Petit déjeuner copieux, café au lait, pain beurre confiture, croissant et jus d'orange. On n'est pas là pour "faire le métier", donc pas de Spordej et autres produits énergétiques.
Christian:
Le départ est un peu plus rapide qu'hier car le dimanche les personnes ont toujours envie de rentrer chez eux plus rapidement. Il est 8h15 environ, on est parti. J'ai le sentiment que la journée va être très longue. Pour le départ il y a beaucoup de route mais c'est surtout de la belle bosse. Le tandem fait de plus en plus de bruit. Je l'accompagne, je souffle. Sur la route nous rencontrons de belles vaches qui marchent et elles ne sont pas tranquilles. Le bruit des crampons des vélos les effraie. Par moment elles se mettent à courir et cela peut être dangereux. Même nous avec le tandem, on ne fait pas le poids face à une vache. Ce qui rassure c'est qu'il y a le chien et il veille sur les bêtes et je crois surtout qu'elles savent où elles vont. Elles vont au pré. Pas d'accident et surtout pas de bouse. On a eu chaud ! Il manquerait plus que ça. La pluie, les vaches et la bouse cela aurait fait beaucoup pour une seule matinée.
GiHel:
Après le petit déjeuner, on descend les bagages et on monte sur le tandem pour se jeter sous la pluie froide… Brrrrr, il ne fait pas chaud, même avec le coupe-vent en gore tex et les premiers Km dans le Mont-Dore sont un peu difficiles. On arrive au départ qui ne se fera pas groupé comme la veille mais chacun son tour. Il est 8h15, c’est parti. Contrairement aux autres années, on ne monte pas au pied du Sancy pour redescendre ensuite mais on prend un sentier qui longe la Dordogne. Il fait très sombre dans le sous-bois et pour un peu, je pourrais laisser le guidon à Christian! Malgré l’étroitesse du chemin et les quelques difficultés, il n’y a pas d’arrêt et le trafic s'écoule en file indienne. Après avoir traversé la voie ferrée, nous attaquons une longue côte sur la route. C’est à cet endroit mais en descente que nos freins s’étaient évanouis l‘année dernière et nous nous étions arrêtés ! Dans le fossé !

Km 6 : Cette année nous réserve une autre surprise, nous ferons l'ascension avec un troupeau de vache, et un chien pour seul berger. Elles étaient aussi effrayées que nous et de temps en temps se mettaient à courir et à traverser un peu n’importe comment. Il y en a même une qui nous a fait une très jolie queue de poisson pour rentrer dans son pré. Adieu les vaches, nous continuons à monter, petite pause avant d’attaquer la fin de la montée sur un chemin que nous ferons en grande partie à pied faute d’adhérence sur les cailloux détrempés par la pluie, nous ne serons pas les seuls, très peu passerons sur le vélo. Au moment où nous repartons, la roue libre nous fait un coup de calcaire et reste coincée, plus moyen de faire roue libre. Je démonte la roue, je sors légèrement la roue libre, ça se débloque et c’est reparti, elle ne se coincera plus mais il faudra que je pense à changer les cliquets. La suite de la montée se fait sur un chemin plutôt large puis sur une route pour arriver au pied de la Banne d’Ordanche. On attaque alors un chemin certes large mais recouvert d’un gravillon qui n’a aucun rendement, on en chie ! (Le plus triste dans l'histoire, c'est que sans les nuages dans lesquels on naviguait, la récompense de la grimpette de la Banne d'Ordanche aurait été un magnifique panorama qu'on a depuis ce volcan... [N.D.M.P.])
Christian:
Le tandem chante de plus en plus et aussi bien de l'arrière que de l'avant. Nous décidons de faire le plus attention possible. Le but c'est de rentrer sur le vélo. Mais dans la matinée, les ennuis mécaniques vont s'amplifier. Dans une partie montante avec un changement de vitesse et bien la chaîne passe entre deux pignons de la cassette et c'est le début des gros problèmes. Nous sommes mieux organisés que l'année dernière. Oui en 2003 nous avions eu une galère pour trouver une cassette au Mont-Dore. S'il n'y avait pas eu le camion d'assistance de la Transvolcanique et bien nous n'aurions pas fait les deux jours.

C'est pourquoi cette année on a acheté une cassette et deux chaînes. Nous ne sommes pas très intelligents nous les avons mis dans nos bagages qui se trouvent à l'hôtel. Alors, on est un peu mieux organisé que l'année dernière, il nous manque juste l'idée de l'avoir pris avec nous. Hihihi!

Le captain regarde les dégâts. Bon il faut réussir à sortir la chaîne et cela devrait le faire. Mais la force des bras et des jambes n'est pas identique, alors il faut trouver une solution pour la sortir de là. Je cherche dans mon sac où je trouve une vieille clé et GiHel avec son doigté habituel réussit à récupérer la chaîne. La cassette n'est pas très jolie mais il faudra faire avec. Il y a un pignon qui a des dents tordues. L'année dernière on avait cassé la cassette mais il est vrai qu'on avait forcé beaucoup sur les pédales, le tandem on ne l'avait pas ménagé.

Pourtant, pour cette nouvelle expédition on a roulé gentiment. Le pilote change les vitesses avec une très grande souplesse. Cela n'a rien changé. Un jour il faudra que les tandémistes se mobilisent pour faire une pression importante sur les constructeurs afin qu'ils arrêtent de nous prendre pour des vaches à lait et fabriquent des accessoires "spécial tandem".
GiHel:
Km 12 : A un moment, je mets la roue avant en travers nous obligeant à nous arrêter. C’est en voulant repartir que la chaîne s’est cassée après s’être coincée entre 2 pignons de la cassette. Les ennuis continuent. Ca n’a pas été facile de décoincer la chaîne, heureusement que Christian avait une clé plate multifonction pour écarter les couronnes. Pierre nous a rejoint et il nous passera une attache rapide Sram pour réparer la chaîne. Nous finirons la montée dans de bonnes conditions. Par contre la descente dans le brouillard n’a pas été évidente avec les gouttes qui se déposent sur les lunettes. A un moment, j’ai été obligé de planter un freinage de folie pour tout bloquer, nous arrivions très (trop) vite sur une énorme saignée que je n’avais pas bien vue avec les lunettes embuées. Ca a pas mal secoué mais c’est passé !
Christian:
A partir de ce moment nous décidons de faire les montées les plus difficiles à pied. Nous sommes souvent obligé de descendre du tandem pour tripoter un peu le câble de vitesse car cela passe de plus en plus mal. La journée est de plus en plus longue. Je bouge beaucoup sur le tandem. Il ne pleut plus depuis un petit moment et cela fait du bien. Le pauvre tandem chante et les bruits sont de plus en plus présents. La transmission a pris beaucoup de boue. Les disques me font penser par moment à la machine utilisée chez le charcutier pour couper le jambon.
GiHel:
Km 20 : Ravitaillement, nous prenons des sandwiches, pâté et jambon accompagnés de café. Ca réchauffe parce que s’il ne pleut plus, il ne fait pas chaud et le ciel est vraiment très gris. Pierre a décidé de nous accompagner. Nous repartons sur des pistes larges où nous prenons pas mal de vitesse, nous donnons la pleine mesure du tandem avant d’attaquer une côte herbeuse et boueuse. Les vitesses ne passent pas bien, j’ai l’impression que la, patte de dérailleur est tordue ou que le câble de dérailleur est détendu. Vérification faite, c’est juste le câble qui est détendu, je serais obligé de retoucher plusieurs fois le réglage et puis nous ne serons presque plus embêtés sauf par les pignons un peu tordus par l’incident de la Banne d’Ordanche.
Christian:
ROdge et Totof sont déjà très loin. Pierre fera le restant de la randonnée avec nous. Nous avons profité des deux ravitaillements. Nous roulons gentiment et le repas arrive. Nous ne ferons pas la queue cela veut dire quoi ? Ils sont déjà devant ou bien les autres sont aussi fatigués que nous ? Je crois plus à la première idée.
GiHel:
Km 45 : Il est 12h30, nous arrivons au repas, au même endroit qu’hier, il y a nettement moins la queue, je pense qu’avec tous les incidents, nous avons perdu beaucoup de temps. Au menu, entrée, tagine de poulet, fromages locaux et un Flamby. Toujours une très bonne ambiance avec les bénévoles, nous sommes bichonnés et chouchoutés. Après le café, nous ne nous attarderons pas et reprendrons très vite les chemins. Il fait meilleur, la température est bien remontée et le soleil est maintenant bien présent.
Christian:
Cet après midi on devrait rouler plus vite car les bénévoles qui nous servent nous disent que ce qui reste est globalement roulant. Dans cette phrase ce qui me gène, c'est le "globalement". Aujourd'hui on ne fera pas bronzette sur l'herbe. On y va. On remonte sur le tandem, le soleil est de plus en plus chaud. C'est pourquoi le tandem fait de plus en plus de bruit. C'est à cause de la chaleur. L'aluminium doit se dilater. Il n'y a pas que l'aluminium qui se dilate. N'est-ce pas GiHel ?

Il reste pour finir en peu plus de 30 Km. Il y a quelques endroits un peu techniques et de belles descentes. Mais lorsqu'il y a descente il y a des remontées, c'est évident. Nous repassons dans un petit chemin qui longe une petite rivière. Nous sommes passés là hier. C'était dans l'autre sens et GiHel m’avait fait faire coucou à un rocher. Il faut dire que le chemin n'est pas large et il y a de nombreux cailloux. C'est comme ça qu'hier et bien je me suis cogné sur le rocher. GiHel pensait que je suivais bien le tandem comme je le fais d'habitude mais je ne sais pas pourquoi j'avais décidé de me décaler et voilà que mon genou rencontre un beau morceau du décor de la nature. La rotule lui fait une bise. Je regarde, hé oui, le décor a gagné! Comme pour toutes les premières fois cela fait mal ! Le rocher a défloré l'hymen rotulien. Cela pique un peu mais rien de grave, on finit par oublier.

Je suis heureux car cette année je suis conscient dans les descentes de ce que nous faisons. Même si j'ai mal au cul et bien lorsque le pilote se lâche, dans les cailloux cela bouge, le tandem glisse ici, le pilote contre le mouvement là, et on continue notre descente. Il y a de l'admiration des autres participants dans ces moments là. Il ne faut pas oublier que dans ces randonnées, on voit de tout. Des personnes qui ont l'habitude de faire du tout terrain mais surtout des personnes qui viennent juste pour participer. Alors lorsque sur leurs vélos ils n'arrivent pas à descendre et qu'ils voient le tandem débouler et bien il se posent des questions!

Mais si GiHel descend si vite dans ces conditions c'est qu'il n'a pas peur et il sait que moi j'aime ça. Il y a parfois un imprévu et comme on n'a pas peur de la chute cela se passe bien. La suite des évènements confirme tout cela. La roue se met en travers et là c'est la chute. Je fais une petite grimace car je me demande où je vais atterrir ! Dans un arbre ? Dans un ravin ? Oui avec mon cap'tain, j'en ai déjà pris de belles et il est vrai que lorsque je touche le sol je suis rassuré. J'arrive tout simplement par terre, une réception sur les mains et puis voilà.

Je vous dis que le pilote n'est pas en forme, car dans toute la sortie on est tombé que deux fois sur deux jours. Alors que la normale est de trois chutes par sortie. Je vous donne la dernière: Il y a une descente mais rien de méchant et là je ne sais pas si c'est un mouvement d'épaule ou bien un début de fatigue du pilote. Je n'ai rien vu de très technique dans celle-ci qui aurait pu... On tombe et on finit dans les ronces. Je suis coincé avec mon pied sous le tandem, je n'ose plus bouger car je ne sais pas si mon pied est sorti de la pédale. Alors je demande à Pierre si je peux tirer sur ma jambe et il me dit oui. Je ne suis pas resté très longtemps comme ça mais le peu de temps avec la jambe dans les ronces et les orties, je peux tout simplement vous dire qu'elles sont nourries avec de bons produits les ronces et les orties locales. Les picotements sont restés jusqu'à tard dans la soirée.
GiHel:
Km 60 : Après Une belle partie descendante pleine d’ornières et un poil trialisante, nous arrivons au ravitaillement qui devrait être le dernier. Au freinage, Christian, qui devait être en suspension, se retrouve collé contre mon dos, ça fait un peu drôle de se prendre 85 Kg sur le dos! Nous arrivons au ravitaillement mort de rire tous les deux. On repart et comme c’est plutôt assez plat et large, on envoie du gros et Pierre a quelques difficultés pour nous suivre (Pffff ! [N.D.M.P.]).
Excès de confiance, dans un chemin pourtant large en sous-bois et un poil boueux ou nous roulons vraiment vite, je mets la roue avant en travers et c’est la gamelle. Une belle glissade mais pas de bobo. Quand on repart, la chaîne de liaison saute, on la remet, on repart et quelques Km plus loin, elle saute de nouveau. Je vérifie sa tension, elle est bonne, on repart, on fait à nouveau quelques Km et elle saute de nouveau.
Christian:
C'est bien cap'tain, on repart. Le tandem est comme moi il veut en finir le plus rapidement possible, il veut que cela s'arrête. La chaîne de liaison ne veut plus rester en place. GiHel passe son temps à la remettre, on remonte sur le tandem, on compte un, deux, trois et on appuie sur les pédales et la chaîne saute. Aller, essaye encore!

On décide de la retirer et je vais essayer de ramener le tandem à la voiture. Je pédale tout seul. Je suis heureux, pour une fois que c'est moi qui le ramène le pilote. Bon j'arrête de frimer car la dernière partie de la randonnée est pratiquement en descente. Il reste environ 10 km et sur cette distance j'ai du rouler tout seul sur 1 Km. Cette dernière partie est très technique, il n’y a que des cailloux la pente est très raide et le pilote sort le grand jeu. Là il ne faut pas qu'on tombe. La question est : Est-ce que pour finir les freins seront encore en état ? Ne vont-ils pas nous lâcher au dernier moment ? Nous avons rencontré beaucoup de soucis mais pas encore de pneu éclaté ou une crevaison ! C'est pas l'endroit pour un éclatement de pneu ! Si c'était le cas, nous rentrerions avec le verni humain tout rayé. Mais on crois en toi grand vélo et en ton cap'tain.
GiHel:
Km 67 : Je regarde à nouveau la chaîne, mais ce n’est pas elle qui est en cause, en y regardant de plus près, je m’aperçois que c’est la manivelle avant gauche qui est légèrement dessertie, fendue et tordue. Je comprends que la chaîne ne peut plus tenir sur le plateau, d’ailleurs elle saute systématiquement même en tournant à la main. Pas moyen de redresser, j’enlève la chaîne de liaison, on va essayer de rentrer comme ça. Je passe le petit plateau et seul Christian nous propulse. Heureusement, il ne reste pratiquement que du plat et de la descente, nous ferons les gratous restants à pied ! Au sortir d’un petit chemin, nous devons passer entre 2 rochers, je rate un peu mon coup et je couche le tandem, sur Christian. Le pauvre est allongé dans les orties et les ronces et ne sait pas si son pied est déclipsé ou pas. Avec Pierre, nous le sortons de ce mauvais pas.
Christian:
Si vous saviez le bonheur que c'est même lorsqu'on ne voit pas de se trouver sur une piste pas large avec un vélo qui bouge de partout ! Il faut des sensations car le paysage ne nous parle pas, nos sens sont en éveil mais ils ne sont pas les mêmes que les vôtres. Imaginez-vous faire une randonnée sur un VTT d'appartement, dans une pièce avec des ventilateurs pour avoir une sensation de vent. Je peux vous ajouter une boule puante pour reproduire quelques odeurs. Tu t'installes et tu pédales pendant cinq ou six heures. Et bien je suis sur que parmi vous, au bout d'un certain temps, le vélo vous allez avoir envie d'en descendre. Cela va être redondant. C'est un peu comme en voiture, je préfère les petites routes de campagne à l'autoroute. C'est juste pour cela que je vous dis qu'il faut des sensations. Je pense mettre les vitesses à l'arrière sur mon tandem, cela devrait m'occuper un peu.

Alors dans ce chemin lorsque j'entends les pierres qui viennent, qui volent sur le cadre les pneus qui glissent, je suis très heureux. Tu sais que c'est dangereux, qu'autour de toi, si tu tombes, il y a grande chance que tu te fasses mal car il y a tellement de pierres que même avec de l'adresse tu ne pourras pas les éviter toutes.

C'est très physique car on est toujours en appui et à ce moment tu peux essayer d'imaginer ce que le pilote prend dans les épaules et les avants bras pour tenir le vélo. Mais rien que ça c'est un pur bonheur. Alors rien que pour ça je lui dis merci et vraiment merci. Il prend des risques pour moi, pour me conduire dans des endroits pas facile d'accès, il m'a accepté comme je suis avec mes défauts (mouvements d'épaules, ronronnements etc.) Je ne parle pas de mes qualités car je ne voudrai pas écrire trop de pages.
GiHel:
Le reste sera pur bonheur pour descendre sur Blanzat, contrairement aux autres années ou l’on descendait à travers les vignes, cette année nous descendons par un chemin étroit entre les arbres, pentu, plein de rochers et de pierres, avec des marches. Sachant que la fin est proche, je lâche tout et ça secoue dans tous les sens, nous doublons des gens qui descendent à pied et qui nous prennent pour des fous tellement ça va vite. Plusieurs fois, à grands coups de frein et de guidon, j’évite de justesse de sortir de cette piste étroite, mais ça le fait et je m’éclate comme un fou à piloter cet engin. Après une petite partie sur la route nous longeons une petite rivière sur un chemin très étroit et nous impressionnons Pierre qui n’aurait jamais pensé que nous pourrions passer à cet endroit autrement qu’à pied. C’est toujours Christian qui nous propulse et nous finirons comme ça jusqu’à Blanzat sur une piste large et plate.
Christian:
C'est cassé ! Voilà, la Transvolcanique se termine. Nous avons parcouru environ 77 Km. Pierre est resté avec nous tout le reste du temps et il a même pris des photos. Nous avons rangé le tandem dans la voiture et lorsqu’on le voit, on peut dire qu'il ressemble un peu au Titanic, il est cassé de partout! La transmission, une cassette, un plateau avant, une manivelle du pédalier et il faudra vérifier la fourche.

C'est un gros budget le tandem tout terrain, mais si vous avez envie de vous faire plaisir, de faire de belles descentes et de bien vous amuser, ne pensez pas qu’à l'argent, juste à l'amusement.

Pour la casse on verra après n'est-ce pas GiHel ?
GiHel:
Km 77 : C’est fini, il est 16h et nous avons bouclé notre 2ème Transvolcanique malgré les incidents à répétition de cette journée. Christian décide de ne pas aller se doucher, j'ai un peu peur que ça sente le renard dans la voiture pour le retour, tant pis, je mettrais la clim plus fort! Je vais donc me doucher et je me demande si ce n'est pas lui qui a raison, tellement l'eau est froide… Enfin, c'est revigorant !
Retour sur Paris sans problème.
Christian:
Bonne continuation à vous.
Vive les frappés, Pierre merci pour la bière, ROdge comme d'habitude il est en pleine forme, Totof pas trop vu et pour finir un plat de pâtes à la Banque de France.

Pour le captain, je l'ai déjà remercié au-dessus.
GiHel:
Encore un très bon week-end passé dans un paradis du VTT. Et aussi une belle aventure humaine que je partage avec tellement de plaisir avec Christian. On remet ça quand tu veux !

Et puis, ça aussi, c'est la tradition, il faut remercier de tout coeur l'équipe de bénévoles sans qui il n'y aurait pas cette Transvolcanique, cette ambiance et cette organisation sans faille qui font la renommée de cette randonnée dont les places s'arrachent en si peu de temps.


Christian:
P.S. : pour finir, je me rappelle que le cap'tain a pris un virage un peu court et donc nous avons été obligés de mettre le pied à terre. Lorsque c'est dit comme, ça c'est con, mais le plus drôle, c'est que moi je pose le pied sur une pierre, la chaussure glisse et juste en dessous j'entends l'eau. C'était limite d’aller me baigner. Je ne me rappelle plus de l’endroit mais GiHel vous le décrira mieux que moi.

Le 3 octobre 2004
Textes: Christian & Gihel
Compte-rendu Off: ROdge
Commentaires & mise en page: Pif
Photos: ROdge, Totof
Photos floues: Pif

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