Week-end Bourguignon

Fin septembre 2005



20 ans de VTT, ça se fête ! Et GiHel a fait ça dans les règles. Randos sympas, paysages superbes, petits singles bien cassants, intendance nickel et bon petit resto... Tout pour passer de bons moments ! Et il a même commandé le soleil.



(Les images peuvent être agrandies en cliquant dessus)




Cahors et Cassoulet en Bourgogne pour certains...

Enfin au gîte avec Pif et JPh, après plusieurs heures de voiture pour sortir de Paris un vendredi soir. Non mais quelle idée ! L'aide apportée par GiHel et Poussin pour notre installation n'est pas négligeable et notre futur toit bien accueillant. Propre, d'une taille correcte et avec toutes les commodités. C'est-à-dire, une bonne casserole pour réchauffer le cassoulet au confit de canard, des verres et un tire-bouchon. L'indispensable quoi !

Après une bonne bouteille de blanc de JPh, nous passons au Cahors toujours en compagnie de GiHel et Poussin. Après moult discussions autour du V.T.T., des appareils photos et du Cahors, Sylvain nous rejoint. A ses yeux envieux, on voit très vite qu'il veut une assiette et un verre pour faire descendre toutes ces victuailles… Puis c'est au tour d'Anselme et d'une Philippa affamée, d'arriver. Comme quoi, il était prudent de prendre trois boites de cassoulet et trois bouteilles de rouge.

La soirée se passe sans encombre. Nous ne sommes même pas pressés d'aller nous coucher, la rando est à 10h, et on est à 10mn du point de rendez vous. Pas besoin de se lever à l'aube. Le rêve ! Ce qui commence par contre à nous faire un peu peur, c'est que tout le monde est passé par le même chemin pour venir, c'est-à-dire une méga côte à 130% qu'ils nous faudra gravir le lendemain soir. C'est nettement moins rigolo ! Vers 1h du mat, nous nous endormons au rythme des ronflements de Philippa après avoir débouché quelques flacons afin d'humecter nos gosiers.

...Réveil matinal pour d'autres

Certains se lèvent alors que nous sommes à peine couchés comme le raconte Jérémy: « 5H52 je me fait héler par un mec depuis sa fenêtre qui me fait tout bas "Jérémie......j'arrive" hop on m'ouvre la porte et qui vois-je Denis, bon je passe l'épisode chocolat-rassemblage-rangement et c'est parti pour le deuxième arrêt. Hop on récupère Pierrot chez elle (même que pour y aller on s'est presque pas trompés, pourtant c'était pas dit) et c'est parti pour la porte de Gentilly pour récupérer Phil. On arrive et hop direct à la sortie du périph' il est là. On charge tout et c'est parti. L'avalage de l'autoroute se fera sans problème sauf le coup de frayeur du léger flashage de la voiture cachée et de l'arrêt clope-pipi. Arrivé à Auxerre on se dit en voyant l'itinéraire Mappy qu'on est pô arrivé encore et puis en jardinant un peu on y arrive. On touche au but, des petites routes, un radar fixe qui fait peur sur une tite route (quel con celui là) et on est sur place ! »




Une "rando tranquille" à la GiHel

Le lendemain est dur pour certains (je garderai une migraine toute la journée, alors que d'autres ont eu besoin d'efféralgan… je ne nommerai personne). Mais le soleil est au rendez-vous et ça, ça n'a pas de prix. Après un pti dèj bien sympa, la bande à René arrive, découvre ses appartements et nous repartons dans la foulée en direction de Mailly le Château. Nous arrivons tout de même en retard. Et c'est un comble, nous arrivons après Pierrot ! Bon il faut dire qu'elle est venue avec Jérémie, Phil et Denis. Quelques petits essais de tandem plus tard, la troupe se met en branle, par la route pour certains, par un petit chemin rempli d'escaliers pour les plus courageux. A l'arrière du tandem, je ne suis pas des plus courageuse alors ce sera la route ! Jérémie parle tout de même d'une « tite descente un poil technique ». J'ai donc bien fait.

Un joli chemin le long du canal s'offre ensuite à nous. Avec ses péniches, ses pêcheurs et ses canards… bucolique comme on imagine la Bourgogne. Par contre on n'imagine pas trop la Bourgogne avec de telles montées ! Dur dur.

Tandem ?

Les débuts en tandem sont difficiles. Au moins ça fait un peu d'animation pour nos compagnons avec un début de rando plutôt bruyant (ça râle quoi !), nous enchaînons chemins à tracteurs et petits singles sympas (les ornières en tandem sont impressionnantes même à 7 à l'heure !). Toujours sous le soleil. Il fait déjà très chaud, et le manche longue semble de trop. Tant pis on fera avec.

Puis vient un magnifique chemin bien droit, bien long, pas difficile. Pendant que Phil répare sa roue, je prends les choses en mains sur le tandem ! Sur 100m. On oublie vite qu'il y a des freins sur un vélo. Etrange sensation…

La suite de la rando se passe sans cris. Nous sommes présents lors des tirages de bourre de la fin, sans jouer les accessits d'ailleurs. Tirages de bourre qui atteignent leur paroxisme dans une méga descente bien caillouteuse avant de revenir sur le chemin de hallage. L'histoire n'a pas retenu de vainqueur. Sur le chemin du retour, je me sens assez bien pour faire l'avion et pédaler longtemps sans tenir le guidon. Rigolo ! Les deux tandems intriguent d'ailleurs les randonneurs et autres plaisanciers.




Le soleil, un ruisseau et des vélos

Arrivée en troupeau devant chez GiHel, de quoi intriguer le chien de la maison, tout fou. Et là magnifique, tout est prêt, on n'a plus qu'à se régaler d'un pique-nique consistant, au bord de l'eau. Denis va même jusqu'à s'y tremper les pieds, Pierrot et JPh font une petite sieste et beaucoup d'autres discutent tranquillement au soleil en mangeant des flambis. "Sur ces entrefaites René, qui à ramené son taxi, change une de ses roues de voiture qui est crevée. Sylvain est alors en train de se moquer allègrement de lui quand se fait entendre un "pshittttttttt" de toute beauté et Sylvain rigole moins d'un coup...." Et de trois crevaisons! Après ces agapes (peu méritées pour moi (il semblerait que j'ai accidentellement peu appuyé dans les montées du matin !)), il nous faut repartir pour d'autres aventures. Le fameux contre la montre de GiHel.




Le contre-la-montre ou…

Dans les rangs la tension monte. Quelle stratégie adopter ? Tout donner au premier passage ou profiter de celui-ci pour faire une reconnaissance. La plupart des participants choisissent la première solution. GiHel part devant se mettre en place pour chronométrer et là, grosse inquiétude, 12mn plus tard, toujours pas de nouvelles alors que le parcours fait 1,3km. Seraient-ce les 20 ans de VTT qui commencent à le fatiguer ? Ou bien s'est il perdu ? Non il a simplement fabriqué des panneaux indicateurs… et a eu du mal à faire fonctionner les talkies. On se servira donc des portables. (Enfin de ceux qui passent dans ce coin reculé de la Bourgogne). Corinne et Dominique se collent au départ, GiHel est prêt à l'arrivée. Le départ est donné.

Sylvain, puis Pif, puis Poussin,…. Puis les moins rapides, nous les filles. Attention, on pourrait se vexer à force ! "Les mecs y vont tous comme des cinglés (pour ne pas dire bourrins), avec par deux fois la bonne surprise de trouver après une portion bien roulante, un virage à gauche qui masquait un mur ! Effet garanti pour passer en un quart de seconde le petit plateau... Mais encore faut il que la chaîne veuille bien passer. Le circuit est un joli single dans la forêt avec des coups de cul bien traîtres au détour d'un virage, des descentes en dévers et autres cailloux dangereux. Il paraît qu'il y avait du vide d'un coté. Officiellement, personne n'attaque donc, mais il n'y en avait pas un capable de s'allumer une clope en passant la ligne d'arrivée." Surtout pas moi. Arrivée auprès de GiHel je prends comme excuse d'attendre Philippa pour me reposer un peu et nous remontons ensemble. Quand nous arrivons, tous les vélos sont retournés, la plupart ont perdu une roue.

… la revanche des épines noires

La malédiction des épines noires a frappé. Au total 9 crevaisons d'un seul coup avec une mention spéciale à Pif dont les deux roues ont été attaquées. A noter que chez les filles, personne n'a de problème. Peut être une question de délicatesse dans le pilotage ? GiHel arrive avec Pierrot, et le temps de réparer, d'échanger chambres à air, rustines et autres pompes, certains décident de ne pas retenter. Denis en profitera pour faire une séance de Thaï Shi.


Un nouveau départ est donné. Chacun lâche tout ce qu'il a dans ce deuxième passage sachant que nous n'aurons peut être pas le temps ( ni assez de rustines) pour en faire un troisième ! Je repars donc talonnée par le fils de GiHel qui essaye de pourrir tout le monde, moi la première.

Au retour du single deux groupes se forment, ceux qui remontent et ceux qui n'ont pas le courage de remonter pour redescendre juste après. Ce groupe là aura la joie de rencontrer un gentil autochtone avec une énorme peluche noire, pleine de bave ! Les autres se fatigueront un peu à suivre GiHel.

Puis le soleil déclinant, il est temps de rentrer se changer pour faire honneur aux 20 ans de GiHel le soir.

Un resto le long de l'Yonne, quelques cadeaux et de beaux souvenirs

Les vrais vététistes, ceux qui n'ont pas peur de rentrer après quelques verres, de nuit, le long du canal, enfourchent leur vélo, les autres profitent du SuperVito d'Anselme pour jouer les « tafioles » (Sylvain, fatigué de ses exploits de l'après-midi et Denis et Anselme pour ne pas les nommer).

Nous, les autres, les « warriors », arrivons bien entendu en retard au restaurant, situé entre l'Yonne et les magnifiques rochers du Saussois. Joli décor. Mention spéciale à la sauce chablisienne et au pâté de campagne maison et sa gelée à tomber à la renverse ! 20 ans de VTT ça se fête dignement. Avec un cadeau par année par exemple.

Et là, GiHel commence le travail sans fin d'ouvrir une multitude de petits présents, allant d'un Schtroumpf sur son vélo, à Action Man avec un maillot frappé ou encore un super livre de GiHel qui apprend à Martine à faire de la bicyclette. Il y a même des spectateurs du resto, qui restent jusqu'au bout du déballage, intrigués par le bruit de notre tablée et ces étranges petits offrandes au Dieu du VTT.





Retour à la lumière des catadioptres

Tout le monde se rentre ensuite, Anselme récupérant d'autres pas courageux. Heureusement que le Vito est grand ! Et nous, les braves, allumons nos lumières. Pour JPh et Philippa on pourrait même parler de phares. Nous commençons notre périple dans la nuit noire, le long du canal avec la vapeur d'eau créant une atmosphère étrange. Un peu effrayante parfois. Ponctuée de chansons sorties des tréfonds de nos souvenirs.

Puis vient la fameuse dernière côte et un tirage de bourre magistral ! « Une légère côte » pour Jérémie, une « jolie bosse » pour JPh ! A ce tarif là, la 51 est un faux plat ! " Evidemment, juste avant d'y arriver, on a vu quelques feinteux se positionner et régler les rapports pour attaquer. Je pense qu'il y a bien du y avoir une demi-douzaine de guerriers dans l'histoire. Pourrissage quand tu nous tiens..."

Belle conclusion à cette journée magnifique et superbement organisée par GiHel et Corinne. Certains se couchent, d'autres goûtent au petit blanc de JPh et aux spécialités locales, ben oui, il y a un caviste dans le village, il faut bien faire travailler les petits commerçants ! Nous refaisons le monde jusqu'à 1h30 et puis dodo.




« La vraie rando de GiHel »

Le lendemain est toujours aussi dur pour certains. Le petit déj se prend presque au complet, accompagné de l'andouille et des rillettes de JPh. Un pur moment de bonheur, même si Jérémie regrette l'absence de Chocapic. Quelques bols de café plus tard, il est temps de partir retrouver GiHel. De nouveau le chemin de hallage, cette fois ci, de jour. Nous croisons beaucoup de péniches qui apprécient le tandem de Dom et René, qui ont même la chance d'en voir une prendre l'ascenseur ! Nous grillons aussi un routeux en roulant sur un chemin plein de cailloux alors que lui est sur le bitume. Trop fort !

Arrivés au point de rendez-vous avec quelques 30mn de retard, il faut encore une opération changement de cales pour Denis, avant de pouvoir repartir au rythme infernal d'un GiHel remonté à bloc ! La première côte est terrible et la première crevaison de la journée la suit de près, pour le plus grand plaisir de certains qui vont pouvoir souffler ! Nous surplombons l'Yonne au dessus du resto où nous mangions la veille. Le paysage est spectaculaire ! La descente qui suit, également. Et, qui dit descente, dit également coup de cul, c'est un principe de base. Les deux styles s'enchaînent avec des variantes : tantôt single génial dans les arbres, tantôt belle descente caillouteuse où certains se déchaînent tellement qu'ils en oublient comment doubler prudemment !




De l'intérêt de la méthode Paquet

Une pause photo plus tard, pour immortaliser le week-end, nous nous dirigeons relativement affamés (ça crève de suivre GiHel) vers le pique-nique. Mais là, il manque bientôt deux personnes. Que sont allés faire Pif et Philippa sur la route ? Un commando est envoyé à leur recherche. En vain. Oubliés de la méthode Paquet, ils préfèrent tirer tout droit jusqu'au gîte. Nous, nous continuons dans la forêt, puis en bordure des champs, avec de jolis moments sponsorisés par les fabricants de tout suspendus ou de Merlin. GiHel semble voler sur les cailloux, Anselme passe comme il veut avec son Trek et moi je rêve d'un tout mou !

Le repas se passe sans pluie malgré un ciel de plus en plus couvert. Après plus de trente bornes le matin, la super salade de riz de Corinne est un régal avec un petit verre d'Irancy pour se refaire une santé! Encore merci.


Une seconde partie tolkiennienne

Mais la fatigue se fait sentir et beaucoup ne reprennent pas le vélo l'après midi. Même chez les courageux, les organismes commencent à fatiguer et la moyenne est moins prononcée, mais il y a eu quand même 25km de plus. Nous avons alors droit à une expédition hors du monde. Nous avons l'impression d'être dans un paysage Tolkiennien, un régal ! Nous alternons passages en sous-bois, dévers, jolie montée bien raide, passages caillouteux avec l'élagage et le bucheronnage d'un bois bourguignon. Même en équipe réduite, nous trouvons encore la possibilité de crever, enfin JPh ! La journée se conclût en beauté, avec une superbe descente jusqu'en bas de Mailly. Pif et Joseph rentrent le long du canal et le reste du groupe via l'inespéré SuperVito !

Les autres sont déjà partis, organisant au mieux leurs trajets après de longues tractations sur le remplissage des voitures. Au gîte s'en suit une séance nettoyage des lieux et rangement des vélos, pendant que Phil62 part à la recherche d'une clé qui n'a jamais été bien loin. Quelques gouttes de pluie au moment des adieux nous permettent de ne pas trop regretter de partir. Les trombes d'eau viendront sur la route. Le timing est nickel !







Un week-end superbe, avec un guide extra qui a réussi à nous donner envie de retourner dans cette belle région de Bourgogne, aux paysages variés et aux dénivelés plus que corrects. Les habitants des bords de l'Yonne n'ont pas dû tout comprendre, à voir des maillots verts à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, en nombre fluctuant, pendant deux jours… Bon, le lendemain a été un peu difficile mais ça valait vraiment le coup.
A refaire.

Le 26 novembre 2005
Texte : Claire
Citations : El Caballero Negro, Jérémy, René, Pif
Photos : Poussin, Phil62, GiHel
Mise en page : Pif
Remerciements à : Corinne et GiHel

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