Rando Limousine 2007



Encore une fois, nous y sommes retournés (cf 2006), pour l'ambiance d'abord, les paysages ensuite, et accessoirement, pédaler un peu.
Une grosse délégation cette année, avec Corinne, Claire, Aline, GiHel, Loïc, Anselme, Poussin, Jérémie, Phil62, Christian, Kiwi, et Pif. Voici un récit, un peu "brut de décoffrage", de ce dernier.



Toutes les photos prises par les Frappadingues
durant les 4 jours sont disponibles
ici

(Les images de cette page peuvent être agrandies en cliquant dessus)


Mercredi

Petite journée au boulot tranquille: "gnnnnn y'a plein de trucs à faire et faut que je me barre absolument à 18h et c'est la merde..."

18h30, en train de me changer, la cravatte dans une main, le pantalon sur les genous, le téléphone coincé dans le creux de l'épaule: c'est Phil qui est déjà sur place et qui demande où est le point de rendez-vous...

19h00, on charge la voiture avec Loïc et Claire, on va faire le plein de bières.

19h15, on ferme l'appart' après un dernier coup d'oeuil sur Sytadin: c'est le foutoir partout et en plus y'a plein de manifs' autour du 11ème.

19h30, décolage, et c'est parti pour les bouchons!

21h, on roule enfin correctement et on a déjà pas mal attaqué les sandwichs. Y'a juste Claire qui n'a pas voulu qu'on ouvre une bière.

Un peu plus tard, à force de discuter, on oublie de bifurquer sur l'A71 et on se retrouve sur l'A10: "c'est bizarre la route ne me rapelle rien..." Demi-tour 15km plus loin, on paye le guichetier, bidonnés, et on fait demi-tour dans la foulée en passant entre les bornes en plastique. Je retire un ticket, et là, un doute m'habite: je repars bien dans l'autre direction ou je vais me retrouver dans le même sens ? Marche arrière, tour de rond-point, on reprend un ticket au même endroit, explosés de rire. La barrière ne s'était pas rabaissée.

Encore plus tard, on roule dans la purée de pois au niveau de l'A89. Entre temps, Poussin nous a indiqué où était le gite, et qu'ils laissaient la lumière allumée pour qu'on puisse rentrer facilement sans avoir à les réveiller.

1h30, on trouve difficilement le gite (il était en bas, et pas en haut), on décharge l'essentiel et on se couche. On n'a même pas ouvert une bière!

Jeudi

Loïc a ronflé, toute la nuit, et il a plu, toute la nuit. Ca commence bien.

On va prendre le petit dèj', on fait le plein de pain/baguette/confiture/céréales, et on va se changer et prendre les voitures pour les poser à St-Yriez-le-Déjalat.

Ayant entendu l'organisation parler de 30mn pour s'y rendre, je pousse un peu le Kangoo dans les côtes pour viser moins (surtout qu'on n'est pas en avance). Je ne ferai pas mieux, mais on apprendra plus tard que la petite route qu'on a prise ce n'était pas celle-là dont ils parlaient. Ca explique peut-être pourquoi Claire et Loïc sont un peu blemmes au départ sur les photos.

On écoute le topo de Jean-Marc, il pleut toujours, il ne fait pas chaud, on n'est pas très motivés. Sachant que le week-end risque d'être comme ça durant les quatre jours, je me pose quelques questions...

Départ: on file devant avec Claire et on trace dans la première descente pour prendre de l'avance. On est déjà bien mouillés, le ciel est bien couvert, ça glissouille un peu, les transmissions craquent déjà, et on attaque la première côte. Pas encore chauds, on se fait rattraper au fur et à mesure par tout le monde.

Aline, Anselme et Kiwi nous rejoignent, et on roule un bout de temps avec eux. Y'a quelques coups de culs bien sympas, que Claire et moi mettons un point d'honneur à monter sur le vélo. Deux/trois petits bouts de descentes sympas aussi, mais globalement, on pédale au radar et on jette à peine un oeuil sur le paysage.

Plus loin, les dernièrs participants nous rejoignent, ainsi que la moto-débalisage. On arrive alors au premier ravito. Sous l'averse.

Je suis trempé, j'ai froid, et ça me gonfle.

On repart et on attaque une partie en sous-bois plus que boueuse. Certaines portions se font à pied, on passe dans des ruisseaux, on glisse sur des champs de racines en dévers. Et j'ai froid.

Ca continue comme ça et ça ne donne pas l'impression d'en finir. On est avec un autre couple, la moto juste derrière, et on décide de bifurquer sur la route pour rejoindre le repas.

Sur la route, je refroidis encore plus, et j'arrive à la bouffe plus que frigorifié, le moral dans les chaussettes, et pas envie de remettre ça, que ce soit dans l'après midi comme les autres jours. Je compte rentrer sur Paris.

Jean-Marc nous dépose au gite, pendant que Bruno, notre frappabelge, rentre lui aussi, avec une camionnette et les vélos.

On prend une douche tiède dans notre gite (la seule du week-end) on mange un morceau, on boit une bière, ça va mieux.

On se pose alors à l'arrivée avec les gobelets et la bouteille, et on prend en photo tous ceux qui arrivent, au fur et à mesure, sales, trempés, rincés, fatigués. [Les photos de quasiment tous les participants sont disponibles en cliquant ici.]

Commence alors pour eux la file d'attente au jet d'eau, le nettoyage complet de la transmission, et pour une bonne partie du peloton, la recherche de plaquettes neuves.

Pendant ce temps-là, la pluie qui avait déjà cessée depuis le milieu d'après-midi est remplacée par un soleil timide, mais qui fait du bien. Finalement, on va rester.

Le soir, souper dans le réfectoire où il n'y a que les participants de la rando. Suivent quelques bières au bar, et un bout de la soirée avec un groupe de zouk. Tout le monde étant fatigué, ça ne dure pas trop longtemps. Dodo. Loïc est parti ronfler avec Anselme.



Vendredi

Après la délicieuse paëlla de la veille, les perspectives météorologiques encourageantes, et une nuit de sommeil plus douce, le réveil est agréable.

Il fait doux, il ne pleut pas, et on soupçonne même à travers les nuages encore présents de pouvoir voir le soleil dans la journée.

On se retrouve au petit-déjeuner et tout le monde va bien. Chacun partage son expérience de coexistence avec un ronfleur plus ou moins costaud.

On prépare les sacs: vêtements complémentaires emballés dans des sacs plastiques pour l'étanchéité, flotte du robinet dans les poches. A ce sujet, la veille l'eau avait été contaminée et on avait vu en effet une eau maronnasse sortir des robinets. Heureusement que nous sommes de vrais sportifs qui tournont à la bière et pas à l'eau, car il y a eu à ce moment là quelques gastros dans le peloton...

Départ à l'heure cette fois-ci (Le peloton n'a pas eu à attendre Christian comme la veille...). On file dans la forêt en passant par le lac qui borde les gites.

Rapidement, avec Claire on se retrouve derrière, jouant au yoyo avec Aline, Véronique, Christian, Anselme et Kiwi ainsi que nos compagnons d'infortunes de la veille.

Rapidement je m'arrête avec Véronique pour lui régler les butées de ses dérailleurs de son vélo de location (une véritable enclume).

Les chemins sont agréables. Ca monte, ça descend, et il reste encore pas mal de boue de la veille. Quand ce n'est pas un ruisseau dans lequel Véronique tente un petit plongeon.

Claire souffre de plus en plus du genou et ce n'est pas bon signe pour la suite: les montées se font dans la douleur, et il lui devient difficile de prendre appui dessus en descente.

Les "moustiques" sont avec nous pour débaliser derrière nous. Ce sont les petits jeunes vttistes du club associé à l'organisation qui font de la compétition et qui ne peuvent s'empécher de tourner autour de nous en papotant, en sautillant, en rigolant, et sans être fatigués alors que nous, nous sommes dans le rouge. "Où est mon Baygon ?!"

Le premier ravito au quart du parcours est toujours le bienvenu, l'équipe toujours aussi sympa. Il y a des rillettes et du pâté local, avec du rosé ou du vin rouge si nécessaire. C'est le pied.

On repart direction le repas du midi. Il y a encore des guets à passer et des portions un peu torturées avec pas mal de racines.

Un des "moustiques" propose à Claire et nos deux compagnons de la veille de contourner les derniers kilomètres par la route. Ce qu'ils font, même si au final ce sera une mauvaise idée: ils descendront plus bas et se taperont un beau mur pour rattraper le repas.

Pendant ce temps-là, on se fatigue un peu mutuellement avec Christian tandis qu'Aline, Véronique, Anselme et Kiwi papotent derrière.

On arrive au repas: soupe chaude, crudités, salade de pates et patates: ça fait du bien par où ça passe.

Claire a le genou en vrac et boite trop pour espérer repartir. Anselme a le postérieur en feu à cause de son cuissard humide transpercé de particules de mica et préfère ne pas empirer la situation. Aline est fatiguée et va bacher aussi. Corinne et GiHel sont trempés après une chute dans une grosse flaque: on leur file quelques unes de nos fringues de secours pour qu'ils puissent se réchauffer et repartir au sec.

C'est donc en groupe plus réduit que nous repartons.

On attaque immédiatement par une côte, d'abord sur la route puis ensuite sur les chemins.


De l'autre côté de la table


Chocolat, quatre-quarts en tranches, morceaux de pommes, œufs écalés, salades de pâtes maison… lorsque l'on roule en rando organisée, ce genre de petites « friandises » sont habituels.
On arrive au ravito ou au repas. On dit vaguement bonjour tellement on a faim. On se fait servir ou on picore sur une table joliment dressée, comme par magie, au milieu de nulle part. Et on repart, repu.
Et bien moi cette année, faute d'avoir un genou suffisamment vaillant, j'ai eu l'occasion de passer de l'autre coté, derrière la jolie table.

Première information, quand toi tu fais soixante bornes dans la journée, il peut leur arriver d'en faire le double sur des routes pas toujours droites, et souvent dans l'urgence. Quand 20 km nous séparent du prochain arrêt pour eux c'est parfois 60… Ils doivent aussi bien être présents pour les premiers qu'attendre les derniers et sans toujours connaître le coin arriver au lieu de rendez-vous peut devenir épique.
Lorsqu'il tombe des cordes, même combat. En plus de dresser la table, il faut tendre une bâche, parfois récalcitrante pour abriter autant les denrées que les vététistes fatigués. Et nos hôtes n'ont pas le sport pour les réchauffer dans ces moments là, seulement nos sourires.

Autre information, toutes les victuailles qui t'accueillent ont été achetées par de vrais gens, chargées dans les camions, puis déchargées pour être disposées sur la dite table. Cette opération, qui nous est normalement inconnue, a nous vététistes consommateurs, prend du temps et surtout, nécessite des bras.
Non non non, ce ne sont pas non plus les petits lutins qui sortent le chocolat de leur emballage et le cassent en morceaux. Les pommes ne poussent pas directement en quartiers sur les pommiers. La poule ne pond pas des œufs durs…

Alors arrêtons de jouer aux enfants gâtés et remercions tous ces bénévoles qui sillonnent les vallées dans leur camions histoire de nous apporter un peu de réconfort.
Phil et Jérémie partent devant, suivis un peu plus tard de Poussin. Loïc part avec le tandem, ainsi que Véronique. Et moi j'attends Kiwi et Christian qui mettent trois plombes à démarrer: le début du peloton est parti il y a déjà un quart d'heure !

Je quitte rapidement Christian et Kiwi et remonte sur le tandem où je récupère Loïc. On décide alors de filer devant et tenter de retrouver les autres.

On double évidemment plein de monde en côte comme en descente, où au hasard d'un bouchon (y'avait un parisien devant !) on récupère Phil, Jérémie et Poussin.

Passage d'une rivière (la Vienne il me semble), soit à la nage, façon brutale comme Jérémie, soit plus douce, sur un guêt amménagé.

Juste derrière, une belle montée impossible. Impossible du fait d'un croisement entre une pente raide et un sol boueux et ultra glissant. Je fais quelques tentatives, fais trois chain-suck sur 2m de distance. La transmission craque de partout, et pendant ce temps je me refais doubler par une bonne partie de ceux que j'avais repris dans la descente précédente.

Mais ce n'est pas grave, après avoir mis le reste d'eau de mon sacaflotte sur la chaine pour la nettoyer un peu, je les repasse dans un autre mur, mais plus sec cette fois, donc faisable.

J'arrive avec Loïc au ravito où on met un peu d'huile sur la transmission, en vrac, sur la saleté. Un peu de saucisson, un peu de coca et de rosé (comme je l'ai expliqué à Jérémie, c'est ce breuvage qui permet de monter les murs sur le vélo), et on repart.

Rapidement on distance un peu Phil et Jérémie, et on file devant. On appuie alors un chouïa sur les pédales entre Loïc, Poussin et moi. On attaque une longue portion roulante, plate et sêche où on se tire franchement la bourre. Loïc commence alors à fatiguer, puis c'est mon tour.

Une dernière petite descente sympa avec racines, rochers et marches à sauter, et on retrouve le lac, les gites, Claire, Aline et Anselme.

On se pose au soleil et on commence à déboucher quelques unes des bières du Nord en attendant le retour des autres. Phil et Jérémie étaient pas très loin de nous, le tandem arrive en ayant bifurqué par la route et on retrouve en queue de peloton Véronique, Kiwi et Christian, pas trop fatigués.

Séance remise en état des vélos, combat de gladiateurs, bisous de pouet-pouet. Il y en a pour tous les goûts.

On se dirige ensuite vers le repas où nous attendent des truites fumées succulentes en entrée, puis des cotellettes d'agneau grillées au barbecue avec flageolet, elles aussi délicieuses. On savoure le repas avant d'assister ensuite au discours du maire de Meymac, le village qui nous acceuille, et une présentation du plateau de millevaches, d'une tourbière, de la faune et de la flore. Ca aurait pû être longué, mais finalement les intervenants sont très agréables à écouter.

Ensuite, le groupe de musique prend le relais et ça danse même un peu dans les troupes.

Quelques bières plus tard, on va se coucher.



Samedi

Réveil un peu plus tôt cette fois, le départ étant à 9h et non 9h30 comme la veille.

Café, pain, beurre, patati patata...

La météo n'est pas prévue clémente: un orage est prévu pour l'après-midi, voire de la pluie dans la matinée. Cette fois je ne veux pas me faire avoir et adopte la technique éprouvée sur l'Extrème-sur-Loue: un simple t-shirt et des fringues sêches et protégées dans le sac, et partir à bloc sous la pluie pour être chaud constamment.

Mais on a un peu de chance, au départ, le temps semble plus clément que prévu, voire même peut-être beau.

Le parcours de la journée comporte une grosse côte d'entrée de jeu et une belle descente à la fin. Claire et Anselme ont magouillé avec les ravitailleurs pour se faire trimballer en haut, jusqu'au premier ravito pour ensuite faire les 3/4 restants de la rando et éviter ainsi le mur. Aline de son côté préfère se reposer et participer à la rando pédestre.

Le reste de la troupe prend donc le départ, le long du lac.

On passe sur la plage et son sable (idéal pour salir en deux coups de pédales la transmission toute propre de la veille), que j'évite en passant par le sous-bois. Mal m'en a pris, je crève à cet endroit là, soit à 500m du départ !

Trés rapidement, tout le monde me dépasse, et j'entame le démontage. Un "moustique" s'arrête à mon niveau pour me filer un coup de main: il y a deux épines dans le pneu avant, que j'ai du mal à retirer.

La réparation a du prendre dans les 10mn et on file à bloc pour rattraper notre retard. Sauf que à bloc, en étant froid, et avec les bières de la veille, j'ai du mal !

On rattrape au début de la côte Véronique, ainsi que les compagnons d'infortunes du jeudi, ainsi que Loïc qui m'attendait. Je suis chaud, mais cramé !

Et l'ascension ne fait que commencer. D'abord de la route, puis un single-track pentu, un chemin à poussette assez raide, de l'herbe, des racines, du sec, des cailloux. Une jolie montée trés agréable et variée.

Entre temps, on a retrouvé Kiwi, Christian et Corinne & GiHel sur le tandem. Les autres sont devants à profiter du temps et font quelques pauses photos.

On arrive enfin au sommet, où je ne verrai pas la fameuse tour de guet qui permet de faire passer artificiellement, mais tout à fait officiellement le point culminant du département de 990 à 1005m ! Le soleil est là et il fait plutôt chaud. Ce n'est pas pour me déplaire, alors on va en profiter.

On passe ensuite dans la tourbière dont on avait eu la présentation en diapositives la veille. Un moment trés agréable:
à la fois par le sentier constitué d'un délicieux single-track sinueux avec moultes racines casse-pattes, et à la fois le paysage: serein, quasiment sans traces humaines, et simplement le bruit du vent dans les feuilles.

Une fois ce bon moment passé (un peu moins pour le tandem qui a quelques dificultés pour y rouler), on sort de la tourbière pour longer un flan de colline dans un sentier cabossé par des racines. Pour enfin arriver au ravito.

Ils l'ont positionné sur la placette d'un joli petit village: de magnifiques maisons de pierre, une petite église de 1648, des chiens du coin qui viennent récupérer les miettes qui tombent, le soleil qui chauffe, pas de voiture qui passent, du saucission, du pâté, des rillettes, du rosé, du rouge, et tout l'attirail classique d'un ravito de vtt.
C'est tellement agréable que tout le monde y passe plus de temps que prévu et du coup, on a tapé un peu plus que les prévisions dans les stocks de ravito...

Claire et Anselme sont arrivés et déjà repartis pour prendre de l'avance.

On repart en groupe dans des descentes et chemins larges au soleil.

Plus loin, on retrouve Claire qui fait une pause photo. Je reste avec elle, ainsi que Christian, Véro et Kiwi. Mais le genou ne tient pas trop: elle est même obligée de s'arréter au milieu d'une longue descente pour essayer de contrôler les tremblements de celui-ci.

On arrive quand même à se tirer la bourre avec des Bretons, pour arriver dans un single-track descendants, se terminant par un mur en pente avec des bouts de roche assez sympa.

L'arrivée au repas est difficile et Claire décide, la mort dans l'ame, de ne pas poursuivre.


Gérard nous pousse à partir rapidement pour ne pas se faire rincer par l'orage. Je pars avec Christian, qui a des fourmis dans les jambes. Kiwi restant avec Véro.

On file alors essayant veinement de rattraper les autres. A un moment, on a une visibilité sur plusieurs kilomètres et on aperçoit le tandem. Christian appuie sur le champignon, mais ce n'est que 10mn plus tard qu'on les rejoindra, à la faveur d'une côte. Où on retrouve aussi Anselme.

On continue notre avancée à deux pour retrouver Loïc au ravito où on fait la visite de deux ruines funéraires romaines.

On est rejoint par le tandem, Anselme, Kiwi, et Véro et on repart pour les 12 derniers kilomètres qui sont annoncés comme étant constitués de 5km de classique puis une descente vertigineuse de 7km.

On met les watts !

On se fait deux bonnes montées où Loïc et moi distançons un peu Christian qui s'était arrété pour une pause technique, mais il nous rejoint plus loin.

On continue, avec une descente raide sur route où on pète les scores de Vmax (enfin surtout les autres) et on recommence une montée, alors que pourtant on a fait au moins 8 bornes... y'a un truc !

On continue de monter où je lâche un peu prise sur Loïc, et distance un peu Christian, puis on attaque enfin la descente. Du moins c'est que je crois.

Parce qu'en fait on remonte de nouveau, d'abord tranquillement, puis un coup de cul, on continue sur une route, puis un chemin forestier, et paf ! On tourne à droite sans visibilité dans un mur technique !

Heureusement, c'était la dernière, mais elle en a surpris plus d'un. Après cet échauffement, on descend "dré dans l'pentu" sous une ligne à haute tension, slalomant entre les ornières, les cailloux, les rochers, les belges,...

Après ce petit passage bien jouissif, on continue de descendre, mais moins brutalement, par un chemin en sous-bois, avant de rejoindre le lac et les gites.

L'orage n'a pas encore éclaté !

On profite donc du soleil, un verre de bière à la main, les doigts de pied en éventail dans l'herbe verte.

Jean-Marc nous presse un peu pour prendre la navette qui doit nous emmener au village où nous attend un marché de produits locaux et un pot de la mairie. Le seul souci c'est que nous sommes 12 pour une seule douche chaude, comme l'année passée, le mauvais oeuil de Claire a flingué notre chauffe-eau...

Une fois douchés, et après avoir visité Meymac, le marché local et pris un kir en écoutant un jazz-band, on retourne aux gites où nous attendent les pièces de boeuf limousin à griller au barbecue.

C'est à ce moment-là que l'orage éclate.

C'est peut-être pour ça aussi que les goinfres se tirent la bourre pour ingurgiter le plus de boeuf en se resservant lorsqu'il y a du rab de proposé.

On reste ensuite un moment au concert du jazz-band, avant de discuter le bout de gras avec le motard-débaliseur autour du gite et d'aller finalement se coucher.



Dimanche

Ca y est, c'est déjà la dernière journée. La veille on a été dispensé de faire le ménage dans le gite, puisqu'Aline, Anselme, Poussin, Jérémie et Christian y restent une nuit de plus le dimanche.

Par contre, il fallait quand même préparer les bagages, pour qu'ils fassent le trajet en camion jusque St Yriez le Déjalat. Il y a comme des relents de fennec...

Après le désormais traditionnel petit déjeuner au café agrémenté de rillettes et pâtés, il nous faut remplir le questionnaire de l'organisation. Ce sera le seul moment du week-end où on aura besoin de faire marcher le cerveau.

Le départ arrive, avec pas mal de défections: beaucoup ont peur de se reprendre une saucée juste avant de reprendre la voiture. Différentes techniques sont adoptées: convoyage en camion, ralliement par la route départementale, ou par la route nationale. Il faut dire qu'un léger crachin démarre et le souvenir du jeudi refait surface.

Les frappadingues partent groupés mais rapidement la séparation naturelle se met en place, avec quelques variations par rapport aux autres jours: je pars devant avec Loîc suivant la technique de l'Extreme-sur-Loue (appuyer sur les pédales pour être chaud et ne pas souffrir de la pluie), Poussin en mode photographe, le reste de la troupe (Corinne et GiHel, Véronique, Phil, Jérémie, Anselme, Christian, Kiwi) derrière.

Le terrain est plutôt gras, voire trempé, du fait des orages de la veille et de la nuit. Les transmissions craquent, et les nuages sont bas. Je roule donc en mode automatique, en bougonnant.

Arrive une jolie montée qui démarre par un bon coup de cul, puis qui se prolonge par un single-track parfois en dévers, souvent jonché de racines, assez pentu (trop d'ailleurs pour le tandem qui contourne par la route). Une merveille.

Après avoir mis du temps à pouvoir dépasser une chicane mobile en FPS2-lady, la pente du single passe au faux-plat montant. C'est toujours aussi agréable, et j'attends impatiemment la suite mais en version descente. Malheureusement ce sera de la route.

Arrive de nouveau une autre montée, bien longue, mais cette fois-ci c'est une piste forestière boueuse à l'adhérence plutôt précaire. Une fois en haut, un peu fatigués, on fond sur le ravito où on prend notre temps, pour attendre le reste de la troupe.

On discute une dernière fois avec les ravitailleurs, on reparle des deux bonnes montées qu'on vient de gravir, puis on repart pour les 14 derniers kilomètres du week-end.

Pas mal de chemins roulants, mais quelques beaux morceaux bucoliques le long de rivières dans des petits sentiers.

La fatigue commence à arriver dans les dernières montées, et du coup, les descentes se font plus prudemment, surtout quand un Loïc me fait un beau roulé-boulé et plus loin, et encore un peu plus tard, notre voisin de gite chute sur une route dans un virage à cause des gravillons.

On arrive enfin à St-Yriex, où nous allons directement nettoyer sommairement les vélos au jet, puis on se dirige vers le buffet, pantagruellique: rillettes, pates, roti de porc, cuisse de poulet, jambon de pays,...

Il est temps de se changer, charger les voitures, et c'est à ce moment là que le soleil refait son apparition.

Du coup, on prend un peu plus notre temps, et de toute façon, on va se taper de front les bouchons du retour. Ca traine, ça discute encore un peu avec l'organisation, et pour finir comme il a commencé, Christian sera le dernier à décoller...


Les 4 juillet, 27 novembre 2007, 16 et 26 mars 2008
(on était un petit peu à la bourre...)
Texte : Pif
Encadré : Claire
Mise en page : Pif
Photos : Claire, Pif, Anselme, Phil62, et Poussin

Et de grosses félicitations à toute l'équipe organisatrice
qui cette année encore nous a bien chouchoutés !

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