La Megavalanche




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Tout a commencé par une journée assez speed, une fois n'est pas coutume. Il a fallu ranger le bureau (c'était pas une mince affaire), briefer mon remplaçant, organiser mon pot de départ et ranger les cadavres de bouteilles...Bref, c'est avec seulement une demi-heure de retard que je me pointé au rendez-vous avec Olivier pour descendre à l'Alpe D'huez, lieu de la désormais mythique Mégavalanche.
Après un voyage quasiment sans histoire, une petite visite des départementales du pays natal d'Olivier à grande vitesse et un tête à queue dans la montée de l'Alpe, "logiquement, ca passait" m'a-t-il dit... On arrive dans l'appart' occupe par Sandrine vers une heure du matin.
Le Vendredi, on commence les choses sérieuses, la reconnaissance du bas du parcours, à partir de la station. C'est une succession de single tracks en lacets bien serrés, et de passages assez techniques, j'arrive à suivre tant bien que mal Sandrine qui a eu la gentillesse de descendre tout doucement en m'attendant de temps en temps... On en profite pour faire une ou deux photos souvenir.

L'est ou mon spad, l'est ou ???...

Samedi, 5h15 (si, si...) Le réveil sonne. Il faut embarquer pour le pic blanc (3300m) à 6h00 pour un départ à...9h00. Je me retrouve dans la même cabine que La Dole et sa bande, qui ont des têtes de déterrés eux aussi, j'en profite pour donner quelques conseils techniques à François, qui doit m'en être très reconnaissant, puisqu'il a gagné. C'est une fois arrivé en haut, vers 7h00 dans la neige avec un vent glacial, que je me demande vraiment ce que je fais ici... Pendant que je me réchauffe avec un petit thé au rhum servi par l'organisation, je sens une tape sur l'épaule : C'est le pote descendeur de Denis qui m'a reconnu. On discute 5 minutes avant d'avoir le droit de descendre au niveau de la ligne de départ pour placer les vélos, et se réfugier sur les rochers qui bordent la zone de départ, façon pingouins de la banquise. Au bout d'un moment, l'inévitable bataille de boules de neige se déclenche, quand un gars crie "Tous sur le caméraman !!!" Le pauvre reporter de France 3 s'est pris une volée de boules de neige mémorable (on était près de 700 à partir...). Georges Edwards prend ensuite la parole, pour un petite briefing. Il nous fait chanter "joyeux anniversaire" pour Momo de la bande des Mias qui nous gratifie d'un superbe (?) strip-tease par -5°C.

Gloups & Gasp !!!

Le départ etait mémorable, tout le monde descendait comme il pouvait, certains directement sur le cul, d'autres essayant de tenir sur le vélo avant de finir comme les premiers... la neige etait molle par endroits et de durcissait parfois subitement, d'ou un nombre de plantages de la roue avant assez impressionnant. De la bonne dizaine de boîtes que je me suis prises, deux me restent an mémoire : Un OTB qui se finit contre un énorme bloc de neige en bord de piste, la trace de ma tête doit encore y être. La seconde est encore mieux: J'arrivais à tenir sur le vélo depuis une vingtaine de mètres quand je vois une zone bien lisse ou tout le monde marche précautionneusement. Je me dis "Tiens c'est de la glace, je vais la passer sur mon élan" Manque de bol, un gars se plante au beau milieu de ma trajectoire, j'essaie de l'éviter, je couche le spad et j'arrive sur le pauvre type les pieds devant pour le tacler méchamment... Je me retrouve sur le dos, en train de glisser la tête en bas en hurlant "Ca va gars, pas trop de mal ???".

Que c'est boooooo !!!

D'ailleurs, on m'a dit que cette gamelle a été filmée et est passée dans Stade 2 et Sport 6, si quelqu'un a enregistré, qu'il pense à moi, je n'ai pas pu la voir...C'est ensuite que mes ennuis ont commencé. Dès le bas du glacier, je n'avais plus de frein arrière. Je me suis fait quelques chaleurs dans le pierrier, quand mon frein avant lâche à son tour... C'en était fini de mes chances de victoire et je rejoins comme je peux la station ou j'attends pendant deux heures et demie Sandrine (qui finit 2e féminine) et Olivier qui me raconte sa course. Il m'apprend qu'en voulant doubler une chicane mobile, il perd l'équilibre et tombe dans un ravin la tête la première et se retrouve dix mètres en contrebas sans aucune prise pour remonter. Après dix minutes d'efforts, un mec passe sur le chemin et ne trouve rien de mieux que de lui lancer "Alors, on ramasse les myrtilles ??" J'en rigole encore aujourd'hui... Heureusement, un des organisateurs l' aidé à remonter quelques minutes plus tard.

Malgré ma course peu glorieuse, je garde un souvenir ému de ce week-end, et je ne veux plus qu'une chose : revenir l'an prochain pour pouvoir terminer la course...

Dans la serie 'pas de chance' voici le Mat'... Faible femme, faible femme...mon %$& oui !!!

Mat' by Thib'

© 1997 © 2002 Les Frappadingues