Les Veaux me Cernaient

Abbaye des Vaux de Cernay. Cliquez pour agrandir
par Serge

Les Frappés prêts à démarrer

Les petites photos sont agrandissables en cliquant dessus

Dream'Drine la cheftaine

Pascal Réparetout avait déclaré : "Les Vaux de Cernay c'est sans arbes couchés et sans gadoue.
Dream'Drine, elle, avait dû lancer secrètement un défi à cette déclaration.

Par un beau dimanche d'avril, couvert mais sans pluie, le parking de l'école maternelle de Cernay-la-Ville se remplit de voitures.
Dans l'une d'elle un gugusse déguisé en grenouille et coiffé comme le docteur cinoque nous fait des tas de gestes euphoriques.
Il est déjà 8h40, l'heure que nous nous étions fixés pour le départ.
Le temps de fêter nos retrouvailles, d'échanger tout un tas d'objets que l'on s'est promis d'apporter durant la semaine, de prendre une photo de groupe, nous voici prêts pour le départ, il est 9h10.

Sont présents : Dream'Drine, Matthieu, Thibault, Denis, Michel, Didier, Den's, Benji, Fred, Bertrand (un visiteur), Rodge, Fabrice et un de ses copains dont j'ai oublié le nom, Franck, et moi (Serge).
Curieusement je n'ai pas vu de Pascal.

Matthieu, fier d'être Frappadingue Ca commence fort, au bout de cent mètres on s'engage dans une belle descente rapide et sans embûches, juste histoire de nous mouiller les pupilles.
Puis nous traversons notre premier bourbier.
Heureusement au bout du bourbier il y a un chemin bien sec, qui traverse une cour de ferme.
Hélas le méchant fermier nous montre du doigt le bourbier d'où nous venons, et nous contraint à faire demi-tour.
Fred en profite pour casser sa chaîne, et j'enchaîne aussitôt en coinçant la mienne, trop courte (à ce propos, merci Jeff pour tes super conseils)

Première vraie côte à grimper, premiers marcheurs-à-côté-du-vélo, puis premiers vrais single-tracks.
Ce qui est bien à Cernay, c'est que les amateurs de dénivelé ne sont jamais déçus.
Ca monte, ça descente, ça remonte, etc.
Près du trou dans lequel je m'étais explosé le tibia il y a deux ans, je paume un patin.
Rodge et Sandrine viennent à mon secours, on fixe la gomme, on repart monter, descendre, monter, descendre...

Serge qui aborde un virage serré et pentu Michel crispé sur ses freins Fabrice, serre les fesses Didier, la position est bonne mais le vélo est arrêté

C'est ainsi que dans une chouette descente nous croisons un groupe de vétététeurs sans casque.
Comme pour illustrer nos remarques sur le bien-fondé du casque en VTT, un frimeur se vautre lamentablement par dessus le guidon, heureusement sans trop de bobo.
Et Thibault, mi-dégoûté, mi-moqueur, qui gouaille "pffff, quel con, mais quel con".
Quant à moi je ronchonne dans mon coin en contemplant mon bras balaffré et en maudissant ces clôtures barbelées disposées exprès dans les virages dangereux.

Pshittt dit la cartouche de CO² Quand la belle cherche la difficulté

L'heure avance et je vois bien que celà ennuie beaucoup Dream'drine de ne pas trouver plus d'obstacles.
Elle tourne en rond et guette les zones claires, signe de résidus de catastrophe naturelle.
C'est le moment que choisit Thibault pour nous faire une pincette en relançant sur du bitûme (quelle force de la nature ce Thib).
Nouvelle pause forcée.

Finalement Dream'drine nous dégotte un très bel enfer, composé d'arbres enchevêtrés et incontournables,baignant dans une vase visqueuse à souhait et délicatement parfumée à l'extrait de diarhée de putois.
Nous y baignons pendant près d'une heure.

Benji qui refuse de mouiller sa roue avant Franck qui nettoie ses pneus Thib qui articule Ouistiti

Les Frappadingues sont heureusement organisés comme des scouts allemands dans une fabrique de petits-pois en gelée.
Chacun à son poste. Les uns sur les branches du haut, d'autres sur les branches du bas, et d'autres encore qui passent les vélos ou les dégagent du passage.
Et ainsi de suite à chaque barrage.

Denis : à pied c'est bien plus rigolo Séance d'escalade Une variante de l'arbre à Frappadingues

Dream'Drine s'improvise bucheronne.
A l'aide de sa scie portative, en quelques vigoureux va-et-vient dont elle a le secret, la branche récalcitrante tombe rejoindre la vase.
La voie est ouverte, les frappés suivent, puis finalement sortent de l'enfer.
C'est le moment que choisit Didier pour changer une chambre à air percée, nouvelle pause forcée.

Qu'il est beau ce single-track qui longe la forêt et le champ, tout en slaloms, en petites bosses ou en petits creux.
C'est le moment que choisit Denis pour nous faire croire qu'il a crevé.

Dans une petite descente faisant face à l'abbaye des Vaux de Cernay Nous voici enfin au point panoramique qui surplombe l'abbaye de Cernay.
Superbe point de vue dont on ne se lasse pas.
C'est de là que descendent quelques chemins bien pentus, Dream'Drine en choisit un et nous nous retrouvons tous en bas pour une photo.

A l'arrière-plan, l'abbaye des Vaux de Cernay Le single-track qui suit le ruisseau en direction de l'étang est toujours un régal, des bosses, des racines, des chicanes humaines (des piétons quoi) des dérapages, des relances plus ou moins heureuses, bref un bon moment pour rigoler et s'offrir quelques sensations.

Pour nous achever, Dream'Drine nous précède dans la dernière côte, longue et glissante.
Elle a l'air toute surprise en nous comptant, de constater que tout le monde est bien là.
Retour aux voitures, démontage des spads, aux-revoirs émus, regrets éternels, bruits de portières, clac vroum partis.

Rédaction/Mise en page : Serge Hartmann
Photographie : Roger Adrien
Circuit : Sandrine Dupuis
Grenouilles : Thibault Biron

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