Fontainebleau le 17 décembre 2000
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Un peu d'histoire
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Rochers de Fontainebleau

Photo non agrandissable Fontainebleau s'est formé autour d'une fontaine au coeur de la forêt, qui de tout temps servit de halte aux chasseurs.
Des documents ont permis de dater la première résidence royale à Fontainebleau dès 1160.
Philippe le Bel y naquit en 1268 et y mourut en 1314.
Au 16ème siècle, François Ier, grand amateur de chasse, chargea de la reconstruction du château les architectes Gilles Le Breton, Pierre Chambiges et Pierre Girard dit Castoret. Inspiré par le goût italien, il fit appel, pour la décoration intérieure, à de grands maîtres italiens (le Rosso dit Maître Roux, le Primatice et Nicolo Dell'Abate), créateurs d'un important mouvement artistique de la Renaissance, l'école de Fontainebleau.
Henri II, Catherine de Médicis et leurs fils confièrent les travaux à Philibert Delorme et Jean Bullant. Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et Louis XV poursuivirent l'oeuvre entreprise.
Louis XIII y naquit en 1601 et y fut baptisé en 1606. En 1657, la reine Christine de Suède, séjournant au Palais, y fit assassiner son favori Monaldeschi. En 1685, Louis XIV y signa la révocation de l'édit de Nantes. En 1725, s'y déroula le mariage de Louis XV avec Marie Leszczynska.
Le Palais devint résidence impériale sous Napoléon Ier. Le pape Pie VII y fut relégué de 1812 à 1814. Le 4 avril 1814, l'Empereur y signa son abdication, et le 20 avril il fit ses adieux à la Vieille Garde. L'église fut à la collation du supérieur général des lazaristes.
Enfin en 1999 y fut signé l'accord sur le Kosovo.

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Départ de la gare de Bois-le-Roi
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Situé à une soixantaine de kilomètres au Sud de Paris, le massif de Fontainebleau s'étend aux confins du Gâtinais et de la Brie, entre les vallées de la Seine, du Loing et de l'Ecole sur les départements de la Seine et Marne et de l'Essonne.

La forêt de Fontainebleau n'est pas seulement un parcours d'hiver pour vététistes givrés. Il y a des siècles les hommes en vivaient : les bûcherons qui vivaient de l'exploitation du bois, les carriers qui vivaient de l'exploitation du grès.
Le grès est le résultat de la cimentation du sable, très présent dans la forêt de Fontainebleau. Les nombreux rochers de la forêt sont en grès.
L'exploitation du grès en forêt de Fontainebleau existe depuis 1330 environ. On se servait du grès pour les pavés des rues de Paris, pour les maisons, les châteaux - par exemple l'escalier du château de Fontainebleau - etc. Pendant plus de cinq siècles, les carrières se sont développées.
En 1831, on embarquait encore 3 millions de pavés au port de Valvins, il y avait environ 2000 carriers dans la forêt à cette époque. Les amoureux de la nature et les peintres de Barbizon ont demandé la fermeture des carrières car ils trouvaient qu'elles abîmaient la forêt.
En 1907, l'exploitation des carrières fut interdite sur toute la forêt domaniale de Fontainebleau. Aux Trois-Pignons, la dernière carrière fut fermée en 1983.

Pour plus d'infos, voir cet excellent site consacré à l'histoire de Fontainebleau, ainsi que cet article tiré de "l'Inconnu n°246".
A lire également, la page de l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau (AAFF).

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Attention aux zones de plantations

La plus belle rando de l'hiver

Des rochers et du sable, voilà qui tombe à pic pour cette rando de décembre.
Par ce matin du 17 décembre 2000 - après de longues journées de pluie glacée - nous redoutions un immonde bourbier et un assortiment de toutes les gadoues existantes.
Il n'en fut rien.

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Arrivé à 8h30 au lieu de rendez-vous, co-voituré par Fred et Aline, je croise l'auteur du logo frappé - ce beau gars tchèque dont j'ai oublié le nom.
Après une brève filature nous parvenons à dénicher Denis, Roger et Fabrice, bien au chaud dans la gare SNCF.
Direction le troquet pour prendre un café en attendant les autres.

Première erreur : je suis les conseils de Roger qui m'a apporté des Aligator souples en 2.0.
Résultat : deux minutes plus tard, j'ai déjà crevé à l'avant.
Arrivent Pif, Matthieu et Matthieu², Antoine-l'abeille, Pascal l'Extraterrestre, Thibault, puis Bertrand, notre guide.

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9h00, nous sommes tous prêts, sauf moi, qui termine de ranger la pompe et les outils.
Une petite photo avant du groupe avant de partir, et zou, direction la forêt.
La buée sort de nos museaux, coiffant le groupe d'une vapeur blanche.

Quelques centaines de mètres suffisent à se convaincre de la nécessité de la méthode Pacquet.
Les single-tracks se succèdent les uns aux autres, nous slalomons en prenant de la vitesse pour mieux nous pencher, un régal.

Et Thib avoua : "Je me traine lamentablement"

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Thibault en zone technique

Au dixième kilomètre, Aline déclare forfait, la dernière montée l'a achevée.
Pendant qu'on lui explique la route pour retourner à la voiture, je répare ma seconde crevaison de la rando, toujours à l'avant.
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Pause pipi dans les fougères
Thibault commence à avoir des douleurs à son genou et des soucis de transmission : le plateau du milieu saute à chaque fois qu'il force dessus. Mais il aime trop le vélo pour abandonner et décide de continuer, il suivra jusqu'au bout.

Au vingtième kilomètre, Antoine passe par dessus le guidon dans une zone technique. A la suprise générale il se relève avec un bout de guidon dans une main : cintre cassé net.
Comme quoi ça peut arriver.
Contraint d'abandonner, il nous suit jusqu'à la route. De là nous appelons Dream'Drine pour qu'elle passe le chercher en voiture.
A peine repartis nous tombons sur une paire de bikers "Hého les frappadingues houhou !". Deux gars qui nous avaient rencontrés à Buthiers nous ont reconnu.
Deux kilomètres plus loin, re-belote : Des amis de Fab-Trialman-in-action qui avaient roulé avec nous à Cerny nous ont reconnu alors que nous les croisions.
Décidément nous sommes des célebrités.

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Antoine et son cintre cassé
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Le même cintre vu de près

Le long single-track qui descend en légère pente sinueuse jusqu'à Fontainebleau est l'une des plus belles portions de ce circuit. Un pur moment de bonheur aérien, grisant de vitesse..
De curieuses créatures à lunettes, cabas et cheveux blancs nous encouragent sur notre passage, nous ne comprenons pas tout ce qu'elles piaillent mais nous croyons entendre les mots "gnagnagna" et "vélos".

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Devant un superbe panorama

Fontainebleau est une ville sympathique, les abords du château sont vraiment chouettes.
Un gardien de l'entrée du château - un gars vraiment cool - nous autorise à entrer dans l'enceinte - interdite aux vélos - et nous y prend en photo.
Photo non agrandissable Je m'amuse dans les rues commerçantes à klaxonner avec mon gros pouet-pouet en frôlant les trottoirs pour faire sursauter les passantes.
Nous passons devant le restau dans lequel nous nous étions attablés lors de la rando Fontainebleau de 1997.

Au trentième kilomètre, la roue de Pascal émet une forte détonation - BOUM! - après examen, il s'avère qu'il manque un morceau de la chambre à air.
Nous sommes alors dans un large cratère dans lequel nous faisons de jolis sauts pendant que Pascal répare.
Mention spéciale à Matthieu, Alexis et Fred qui épatent un groupe de scouts. Tout en souplesse.
Le passage qui suit est magnifique, les creux dans lesquels il faut s'élancer succédent aux bosses, les single-tracks en dévers font monter l'adrénaline, superbe.

Au quarantième kilomètre nous choisissons de couper par un bout de route, il est déjà 14h et nos estomacs crient famine.

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La caméra de Rodge fixée à la tige de selle

Cronch miam croc slurp bheurp chniork gloub prout

En arrivant aux voitures nous retrouvons Aline, Dream'Drine et Tonio.
Nous sommes tous heureux de constater que nos vélos n'ont pas besoin d'être lavés.
Photo non agrandissable Denis et Roger, pris par le temps, nous quittent prématurément.
Tout le monde en voiture direction Buffalo-Grill, le seul restau qui nous servira à cette heure avancée de l'après-midi.

Salades au gésiers ou au chèvre, andouillettes, pavés, côtes, travers, filets, puis glaces, gâteaux, profiterolles aux bouts de verre, tout le restaurant y passe.
Poignées de mains et embrassades en claquant des dents sur le parking, vivement la prochaine rando Fontainebleau.

Rédaction, mise en page et photographie : Serge Hartmann
Parcours : Bertrand Itié

© 1997 © 2002 Les Frappadingues