Montmorency le 19-12-99 : seuls les freins n'ont pas aimé

Les petites photos sont agrandissables en cliquant dessus




Dream'Drine
Dream'Drine profite des premiers
rayons de soleil de ce mois pour
faire de la bronzette en nous
attendant en haut d'un côte.

Montmorency, 8h30. L'arrivée sur le site m'inquiète un peu. J'ai une idée assez vague de ce qui est tombé dans la semaine, mais je sais bien que Montmorency a la caractéristique de retenir toute l'eau qu'elle reçoit, ce qui la rend praticable a peu près dans la première quinzaine d'août, les années d'impôts sécheresse. Enfin, la boue, c'est bon pour la peau, il parait.

9h30 : La caravane s'ébranle pesamment sous les coups de fouets répétés des cornacs.
9h31 : Repère 2 : première montée dans la boue.
9h40 : Repère 3 : Au cri corporatif de "Ca passe paaaas", Thib étrenne la liste des gamelles avec une superbe roue plantée, PDG avec réception sur la boue. Les juges hilares lui donnent une note de 5.72.
9h45 : Repère 3 : Le gué du ru du Courbon se transforme en pont de la rivière Kwai. Ou en Bérésina, selon les sensibilités artistiques de chacun.
9h47 : Repère 4 : Gentille remontée dans les feuilles humides, premières remontées de chaîne, tous les trois mètres pour moi. On reste sur l'intermédiaire dorénavant.
9h50 : Repère 8 : Serge se lance, avec d'autres, dans une compétition acharnée dans la course au gyro. Ayant épuisé rapidement ses trois essais réglementaires, il termine la descente sur le vélo.
9h55 : Repère 9 : Drine tente de pousser un arbre en cote, histoire de lui faire voir du pays. L'arbre, un hêtre casanier, refuse. Drine lui fait un gros câlin pour essayer de le convaincre. L'arbre lui répond que, si d'aucuns parmi les frappadingues ne sont pas de bois, lui si. Pendant ce temps, une chtite côte de rien du tout, sous le soleil, éparpille aux quatre vents le groupe. Pascal fait des aller-retour dans la côte pour éviter de se refroidir. Benji trouve l'endroit idéal pour changer ses patins de frein. Les autres envisagent d'envoyer des CV chez Findus.
10h40 : Repère 9 : Le groupe repart. Je me dis qu'à cette allure, on devrait terminer vers minuit.
10h50 : Repère 16 : Certains regrettent leur TS, mais alors, le regrettent.
Après la pluie le beau temps
Pendant que Benji change ses patins,
nous prenons la pose au soleil.

10h55 : Repère 17 : Pause crevaison, photos, clopes, pruneaux. Quelques regards effarés sur la moyenne.
11h15 : Repère 22 : Le groupe décide de shunter la partie "Isle-Adam" du parcours. Dommage, il y avait une de ces côtes... Enfin, ce sera pour cet été.
11h20 : Repère 38 : Séparation des adeptes du vélo propre des enfants de la boue.
11h45 : Repère 38 : Au cri du cœur de "Oh, nooooon !", Thib' s'engage dans la remontée vers la Foutue Route. Je profite de l'inattention générale pour me tromper constructivement d'itinéraire, et donner à l'assemblée un échantillon de côte montmorencéenne. Serge en grande forme en profite pour signer sa 6e gamelle, et me double en descente sur le dos. Alors que certains s'essayent encore à la remontée en face, j'en profite pour essayer le Porsche d'Alexis. Miam. Et puis c'est vrai que c'est plus facile avec un petit plateau que sur l'intermédiaire.
12h10 : Repère 39 : La tendance "feignant" commence à poindre, et la plupart se privent des très mignonnes ondulations de la foutue route, sauf Benji et J. Philippe, lequel préfère me suivre plutôt que de m'attendre à la voiture.
12h30 : Carrefour Pigalle : Gros score de la tendance feignant. J'arrive à convaincre Eric que la suite est presque plate. Il me croit. J. Philippe nous suit en levant les yeux au ciel, résigné, et murmure quelque chose a propos de jeune qui ne sait pas.
13h00 : Parking : L'heure est aux bilans : l'ensemble des patins de freins est à changer. J. Philippe prend également une option sur une jante. Karcher, maison, douche, achats de Noël...
Belle sortie, mais le terrain était un peu lourd. Et affectueux.

Didier Dorguin

Réparation de chambre presta Thib et Mat, les rois du bricolage
C'est malin, crever avec une chambre à valve presta, alors que
tout le monde à des chambres à valve shrader, ne pas emporter de
chambre de secours, et ne pas savoir coller une rustine... Et zou une nouvelle pause.

Vue entre les arbres
C'est un frappé occupé à soulager
sa vessie qui a réussit
l'exploit de nous photographier
en tenant l'appareil.

Le "repère 8" selon Thib'

On était en haut de la descente, Mat' derrière comme d'hab... :-), c'était Serge qui se trouvait à mes cotes devant... Il me regarde la bave au coin de la bouche, les lèvres tremblantes, le regard de chien fou, dans le plus pur style "On va se tirer la bourre, je vais te pourriiiiiiiiiir !!!!!! "
Bon... si ça lui dit, pourquoi pas...
Héhéhé...
Bon, on démarre, c'est parti, pas question de laisser le Serge devant !
Premier pb, le chemin passait d'une trace pour 2 vélos à une trace pour UN vélo !
Je passe le Serge et commence à allumer à donf' pour le cas ou au hasard ses rêves de pourrissage ne le reprenne...
Après c'était l'enfer : j'étais dans la gauche du chemin, une ornière remplie de cailloux et de branches et recouverte de feuilles.
Tant pis, j'aurais p't'être pas du tant relancer, mais maintenant hors de question de freiner, sinon c'est gamelle assurée, et pis on n'est pas des lâches non ?!?!?
Alors je lâche tout, met mon cul derrière la selle, et tout le reste ne sera que rattrapages de trajectoires en vrac, serrage de selle entre les cuisses pour essayer de donner un semblant de trajectoire rectiligne au spad, le pauvre, les suspensions travaillaient à fond mais malgré tout le vélo sautait encore beaucoup dans tous les sens au gré des obstacles du chemin...
J'entendais plus rien derrière, c'est bon, j'avais largué le Serge, normal, il me restait plus qu'à assurer sans me tuer...
Et pis arrivé à la moitié de la descente, j'apprivoisais un peu mieux le truc, ca passait bien, puis enfin la délivrance, le bas de la descente, et hop on peut enfin freiner, ouf !!!!

5 minutes et 3 gamelles plus tard Serge me rejoignait... :-)))

Thib

Dégustation de pruneaux
Pendant la réparation nous pillons
la réserve de pruneaux d'Alexis (Monsieur Porsche).

La rando selon Pascal "E.T."
Il y avait presque tous les frappadingues habituels au rendez-vous. Certains semblaient déjà avoir froid avant de commencer. Heureusement, ça commençait par une côte.
Le terrain était très humide mais pas collant donc ça roulait quand même assez bien. Sauf que j'avais des chain-suck avec le 32, j'étais donc obligé de rouler vite ou doucement.
J'ai bien aimé le circuit mais il était quand même vraiment trop court : 29km et ça comprend le détour pour aller laver le vélo chez Denis.
J'ai même pu pourrir Thib dans une descente, que va-t-il lui rester. Et j'aurais bien mangé Mat aussi si je n'avais pas eu toute cette terre qui allait directement dans les yeux. Je ne voyais donc pas grand chose et je n'ai pas voulu risquer de culbuter Matthieu. Si j'avais eu le Raven je n'aurais pas eu ce problème car la largeur du cadre fait office de garde boue mais malheureusement ce vélo ne peut pas être utilise dans la boue. Je croyais enfin lui avoir trouve quelque chose de bien.

C'est vrai qu'il y a eu pas mal de problèmes.
Pov Thib était toujours embêté avec ses freins car ca ne freinait plus bien je crois.
Et puis Benji a utilise la sortie pour faire l'entretien de sa bicyclette en changeant les patins de freins.
Il y a aussi une crevaison qui fut longue à réparer.
Thib a aussi fait un peu de thalassothérapie en plongeant dans de la boue.

A la fin, a Chauvry, on s'est séparés pour rentrer.
La plupart rentraient directement par la route et d'autres dont je faisais partie sommes passes par chez Denis pour laver les bicyclettes.
Ca nous faisait quand même un grand détour en plus du temps passe à laver les vélos.
Pourtant nous sommes arrives avant le reste du troupeau au parking.
Peut-être ont-ils fait du tourisme ou sont-ils tombés dans une fissure de l'espace temps.

PascalLeBienheureux

Matthieu et Philippe
Qu'ils sont mignons, Matthieu et Philippe.
En vérité ils organisent la prochaîne descente,
histoire de pourrir une fois de plus le petit Thibault.




En guise de conclusion, on retiendra le beau temps, la gadoue et les problèmes mécaniques de cette rando.
Et surtout, se souvenir pour la prochaine fois que la forêt de Montmorency est pleine de sable corrosif. Moi qui ai l'habitude d'y aller en été, ça va bien en général. Mais en hiver, la forêt était un gigantesque bourbier (mais laquelle ne l'est pas ?), l'eau fait s'infiltrer partout le sable.
Résultat : après un peu plus de 20 bornes, plus personne n'a de freins, qu'il s'agisse de patins ou de plaquettes...
Mais je vous rassure : en été, ce coin est vraiment très sympa, quand on évite les pistes à poussettes noires de monde.

Pour plus d'infos sur cette rando, voir le rot-de-bouc.

Philippe Bonneyrat





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