Montmorency à 0°

Le 4 janvier 2004


de la difficulté de rouler en Ile-de-France par temps froid.

On a eu chaud !!

Non, je ne dis pas ça à cause du temps, quoiqu'il y soit un peu pour quelque chose.
En fait, pour moi ça commence à 8h30. Je sors de chez moi et il tombe quelques gouttes.... Bah, ça ne serait pas la première fois que je pars sous la pluie et que l'on roule sous le soleil, et puis j'ai une paire de plaquette que Gihel m'a filée pour le tandem, donc allez, en route !

J'attrape l'A15 tranquillement, pas la peine que je m'excite, on ne partira quand même pas sous la flotte donc zennnnnn. N'empèche qu'a l'occasion d'un changement de file, la titine a un drole de comportement... Bah, une zone un peu glissante sans doute.

J'arrive au niveau de la bretelle pour prendre l'A115, là un homme avec écrit dessus peau-lisse (ou un truc dans le genre) me fait des grands signe pour ralentir... Ben, pourtant j'attaque pas, merci quand même...

Ensuite plein de truc s'enchainent, le GSM sonne. C'est Marc. Il m'annonce que l'A115 est bouchée... Ah, zut ! Que c'est une vraie plaque de glace que ça ne freine pô, tout ça... puis "t'es où ?".... ben, derrière toi, j'arriiiiiiiiive !! Après 2-3 blocage de roue, je m'arrête, avec une bonne marge de 15-20 mètres, en tout cas bien plus que ce que s'accordent certains puisque moins d'une minutes après mon arrivé un bruit sourd "blangg !!" se fait entendre. Un boulet en R25 vient de se défoncer le radiateur dans une clio... dommage pour lui, il restera là. Bon, je sors de l'auto, salut M'sieur Marc... fichtre, c'est une vraie patinoire !!!

Marc appelle Pierrot et lui conseille de rentrer chez elle.... bof, il aurait suffit qu'elle se joigne au petit train qui va se créer... J'appelle Denis, il est prêt, il nous attends, faut venir... bon, ok, on arrive. On arrive à sortir sans se perdre, on navigue un peu au GPS puis on suit les panneaux,... pendant ce temps appel de Pif, il vient de constater le soucis de l'A115, je lui explique qu'on a pris la première sortie sur l'A15 et qu'on va rouler. Remonté comme une horloge il entend bien ne pas avoir fait le trajet pour rien... on l'attendra donc chez Denis.

Ca glisse Arrivé chez Denis, la route est toute blanche... Jean Louis est déjà sur place, il est venu en spad et nous racontera ses mésaventures: grosse partie du trajet dans la forêt, premier bout de goudron à la sortie de celle-ci: première pelle !!! Ensuite la descente toujours sur le goudron, il s'offrira une deuxième pelle. En traitre vu que personne n'était là pour voir...

Le départ est assez tranquille, mais quelques fiotes dont je tairais le nom ont déjà posé pied après moins de 300m sous prétexte d'une route un peu blanche... Bof, ça passe tout seul. On monte, tranquille, on prend à droite, il ne reste que 2-300 m de goudron, mais on est sur une zone visiblement "chaude". Prudent et tenant compte de mauvaises expériences l'an passé sur des plaques de verglas, je suis Claire à 5 bon mètres et les doigts sur les freins, prêt à réagir. Je serais bien inspiré car la miss me fera un joli zip-baf sous le nez.... du coup freinage chaud, très chaud.... je m'arrête quand même sans soucis à un bon mètre. Elle a posé une roue sur la bande blanche dont l'adhérence est proche de zéro: mauvaise idée, payée cash !!

On se relève, et on attaque donc le petit sentier. Tout de suite l'adhérence change radicalement, c'est bon, on va pouvoir rouler sans trop de soucis, ça croustille juste un peu sous la d..euh.. le pneu.

Ca roule Ca roule bien Ca roule super

On aura le droit à des larges chemins et quelques petits sentiers bien sympas. Evidemment, Jean Louis voudra nous prouver son sens de l'humour en se prenant une petite boite devant tous le monde (va falloir lui remettre les petites roues, il ne tient plus debout !!)

Ca glisse Claire nous fera aussi une petite figure dans une petite pente de rien du tout où elle voudra s'arréter au milieux... Ca se terminera sur le coté en essayant de trouver de l'adhérence pour les chaussures afin de se relever...

Denis sera de la fête en se loupant sur les petites marches en bois au niveau du lac. Hihihi. Pif arrivé un peu après demandera quand même si Gihel et moi-même sommes passés et se sentira donc obligé d'en faire de même quand on lui répondra par l'affirmative... Ahhhh, l'esprit de pourrissage.

On se fera aussi la côte 51(c): Pif montera le plus haut mais échouera à deux reprises par manque d'adhérence, dommage. Je fais deuxième devant Gihel puis Denis. Claire et Marc monteront tranquillement par le chemin des écoliers...

Les escaliers La côte 51

Au final on aura donc fait une vingtaine de kilomètre, pas si mal que ça pour un départ après 10h ! Avec chaussettes doubles en coton et surchaussettes en gore-tex, j'ai enfin "seulement" eu froid au pied ! J'ai aussi très bien supporté mes gants les plus chauds ainsi que polaire et windstopper en plus de mes 3 maillots habituels. Pas eu froid, c'est le principal. De toute façon, avec les chaleurs du matin !

Au retour, surprise, le jet d'eau est gelé. Tout se perd ma bonne dame!

Le temps de se réchauffer 5 minutes et tous le monde rentre chez soi. Je suis rentré tranquillement, très tranquillement !!


Texte & photos : Poussin
Adaptation & mise en page : Pif

Dernière modification : 5 janvier 2004
© 2004 Les Frappadingues
(c) "Côte 51" est une marque déposée Frappadingues