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Samedi 8 mai 1999, 8h30 du matin, collégiale de Mantes-La-Jolie


La collégiale de Mantes
(XIIe siècle)

L'aventure du randobête commence en mars 1999. L'idée fait son chemin, et sur la liste les discussions vont bon train.
C'est notre premier randobête, alors on l'organise ; on scanne des cartes et on dessine un tracé, on fait un check-list, on prévoit la bouffe, le bivouac, les outils, etc.
La semaine précédant le randobête fût en grande partie consacrée aux prévisions météo, qui bien évidemment se contredisaient toutes.
Bref, c'est sous un ciel assez peu couvert que nous posons la voiture à côté de la collégiale de Mantes.

Les Frappadingues juste avant le départ, tout propres
Finalement vers 9h30 nous sommes prêts à partir. Nous remplissons le coffre de la Mercedes de Bernard et nous mettons en route vers Limay.

Nous attrapons le GR2 (chemin de Grande Randonnée) et commençons par une grimpette de type "portage".
La vue est très chouette, malgré le Val-Fourré à nos pieds. Nous poursuivons à travers de petits villages sympatiques, comme Follainville.
Première crevaison de l'énergumène Thibault, qui prétexte une pincette, et première pause forcée.
A Vétheuil nous achetons de bonnes grosses miches de pain frais, pendant que Denis répare une crevaison.
D'autres tentent les marches de l'église, mais doivent renoncer à cause d'une bigotte qui barrait le passage en crachant des insultes.


Il suffit de suivre le GR et d'admirer le paysage

"On ne passe pas !" gouaille la vilaine bigotte

Au bout d'une longue côte nous commençons l'une des plus belles sections de cette rando : le chemin des crêtes, qui surplombe une falaise de craie. Le panorama est magnifique, on voit les boucles de la Seine.
Nous choisissons un endroit dégagé et nous jetons sur le pique-nique. Nous engloutissons du pâté, du camembert, une salade de nouilles, et des fruits, tout en savourant le paysage au dessus duquel quelques planeurs et parapentes se laissent guider haut dans le ciel par les vents ascendants.


Le pique-nique et la vue depuis la falaise

Pain, camembert, pâté... pinard (sic!)

Derrière Bernard, l'aérodrôme et les planeurs

On aperçoit ici la salade de nouilles à la Rodge

Claper un coulant baraqué les pieds dans la vide

Derrière nous, le donjon de La-Roche-Guyon

L'une des plus belles photos du randobête,
Laurent, Denis et Matthieu

Des single-tracks à faire pâlir les Grenoblois

Nous remballons une heure plus tard et abordons une série de single-tracks très techniques, à flanc de falaise, composé d'une succession de descentes bien raides et de portages.

Le donjon de
La Roche-Guyon

La Roche-Guyon est un patelin très sympa, mais assez touristique. Son château médiéval juché sur un rocher et ses habitations troglodytiques nichées dans la falaise de craie sont très chouettes.
Nous prenons un bout de route qui grimpe pendant un bon bout de temps, puis nous reprenons les chemins à travers un paysage valonné.
Nous quittons les boucles de la Seine pour une autre vallée dans laquelle nous faisons une nouvelle pause. C'est à ce moment que la pluie s'est mise à tomber. Heureusement, quelques minutes plus tard nous pouvions retirer les k-way.


Le pont Japonais,
par Claude Monet,
un des ponts du jardin
de Giverny


Pause pendant que Thibault répare sa 3e crevaison

Giverny est un patelin vraiment trop touristique pour être agréable. Nous avons d'abord remonté une longue file de voitures en stationnement, puis une toute aussi longue file d'attente de piétons, tout celà en pouêt-pouêtant comme des frappés.
Heureusement, la longue attente des touristes ne les a pas rendu trop hargneux, au contraire. Nous avons traversé la foule sous les applaudissements.
C'est peu après que nous avons merdu. Trois étourdis sont partis boire un café dans un bar alors que les autres attendaient bêtement sans savoir où ils étaient. Bilan, une demi heure d'attente et de ronchonnements sous un soleil de plomb.
Peu après, nous croisons des autruches dans un pré, puis Thibault crève à nouveau, valve arrachée. Décidément ce n'est pas de chance.
Sur le coup des 6 heures du soir nous prenons d'assaut la terrasse d'un café sur la place de l'église de Saint-Marcel. Le tenancier manque de chopes d'un demi litre, il sort donc les chopes d'un litre. Rodge en profite pour appeler l'assistance motorisée, qui part de Paris.


"Aubergiste ! Donne-nous de ta meilleure cervoise !"

La fine équipe au grand complet.
Nous sommes en train de recharger
nos batteries à grands renforts de
bières bien fraîches et bien
mousseuses desquelles dégoulinent
des gouttes de condensation

La reprise des vélos n'est pas triste, nous avons tous les jambes en coton.
Nous décidons de bivouaquer dans la forêt des Andelys. Pour celà, il faut renoncer aux chemins, nous prenons la départementale et à 19h30, après une longue succession de lacets, nous trouvons un coin où passer la nuit.

Allumer un feu lorsqu'il a plu n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Pourtant, Thibault, Lafourche et moi y parvenus après une demi heure d'efforts. Heureusement, nous nous sommes installés à proximité de cordes de bois déjà découpés. Une fois le feu parti, il suffit d'ajouter des bûches. Commence alors une longue attente.
Comme prévu, Cath et jean-Christophe possédaient bien une carte routière. Ils avaient oublié de préciser que c'était une carte de France, où figuraient Vernon et Mantes, les nationales, et c'est tout.


"Seigneur, faites que la bouffe arrive vite"

Mais la bouffe n'arrive pas, et nous attendons.
Pour tuer le temps on discute, on regarde
la châleur des flammes déformer nos visages
mouchetés de gadoue, on se raconte inlassablement
cette fantastique journée...

Rodge et Thibault : "Qu'est-ce qu'on se marre !"

Serge et Denis qui en écrasent

Bref, Rodge dû faire un guidage par téléphone pendant que nous nous racontions de bonnes blagues au coin du feu.
Au bout de 4 heures de salivage et de gargouillements d'estomac, vers 23h30, le ravitaillement arrive enfin. Tout le monde est heureux de retrouver nos galériens, visiblement épuisés par leur épopée.

Nous mettons immédiatement les merguez, les knacks et les côtes de mouton à griller, et débouchons les canettes de bière. Nous raclons rapidement toute la barbaque.
Epuisés, nous finissons tous au fond de nos duvets, autour du feu, sous un ciel dégagé et plein d'étoiles.

La nuit est courte. Vers 4h30 je me lève pour remettre des bûches et faire repartir le feu. J'y réussis si bien que beaucoup de frappés sont réveillés par l'intensité de la lumière des flammes.
Vers 7 heures et demi, tout le monde se réveille avec une tronche de déterré. Nous nous jetons sur les cakes, les Chamonix, les gâteaux marbrés et les madeleines, le tout arrosé d'orangina.


Rodge et Benji levés, alors que les autres pioncent (!)

Cath au saut du duvet

"Hep les gars ! Réveil !" dit Benji,
mais Thibault, Lafourche et Serge rentrent la tête dans le sac

Visez un peu la coiffure de Thibault

Un feu le matin c'est bien sympa.
On n'a pas du tout envie de se lever

Sous l'oeil d'Emmanuel et de Pascal LVK,
Jeff donne des conseils à Laurent

Cath et Suzy qui encouragent le héros

Petit déjeuner à la terrasse d'un troquet à Gaillon.
Nous attendons les viennoiseries et les chocolats chauds

Nous trainaillons un moment, faisons le ménage, eteignons le feu, puis attendons toujours Thibault qui commence à réparer une nouvelle crevaison.

A 10 heures et demi nous décollons enfin sous un ciel tout bleu, et abordons tout de suite les grosses sensations grâce à une longue descente bien raide et bien glissante.
Nous traversons quelques patelins trop paumés pour avoir des terrasses de cafés, aussi nous partons vers le sud et traversons la Seine.
Nous prenons un malin plaisir à pourrir un groupe de cyclistes route en nous retenant de rigoler

Vers 11 heures nous prenons d'assaut la terrasse d'un bistrot de Gaillon et commandons des chocolats, cafés, croissants, right au chocolat et jus d'oranges.

Nous en profitons pour nous débarbouiller aux toilettes et pour consulter la carte avec l'aide du patron du bar.
Le problème est que le coin manque de chemins, en tout cas selon la carte.

Nous repartons vers les bords de Seine dans l'espoir d'emprunter les chemins de halage.
Manque de pot, la rive sud est fermée, nous prenons la rive nord.


Séquence kleenex :
Matthieu et Jeff dans un passage technique

Sur le chemin de halage, les jambons lèchés par les orties,
nous crions en choeur "aille ! ouch !"

Benji tente de cacher Lafourche avec sa godasse

Pascal LVK, Olivier et Bernard,
à l'arrière plan la Seine

Ces chemins ne sont pas vraiment entrenus. Il y poussent des chardons et des orties. Résultat, au bout d'une heure que nous passons à hurler "ouille! aille! ouch! ouyouille! rhargh!" dans les orties, nous décidons de prendre un bout de route.

Nous avons les mollets rouges de boutons qui démangent. Surtout ne pas gratter, arrrgh!.

Nous reprenons le chemin de halage un peu plus loin, lorsque la pierre eut remplacé les orties.
Hélas, quelques kilomètres plus loin le chemin s'arrête et nous devons prendre la route.


Une halte au fast-food, où nous
monopolisons la voie réservée au drive-in

Laurent l'acrobate
épate la galerie
et roule à reculons
sur le parking
du fast-food


Rodge, épuisé

Nous faisons une halte dans un fast-food à Vernon. Il y a sûrement mieux, mais certains commençaient à vouloir rentrer au plus vite.

Certains étaient pressés, nous sommes rentrés par la nationale et par le Val-Fourré.
Retour aux voitures à 15h30.


Rédaction et mise en page : Serge Hartmann
Photographie : Roger Adrien et Denis Kientz
Circuit 1er jour : Sébastien Gorret
Circuit 2e jour : Denis Kientz
Organisation du bivouac : Jean-Christophe Quentin, Bernard Ruffier et Cath
Organisation des sacs à dos ; Serge Hartmann et Roger Adrien

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