Samedi matin, 9h05, j'arrive à la gare d'Us. La plupart étaient déjà arrivés. Karim annonce qu'il a une crève l'empêchant de rouler, mais il se propose pour faire la logistique pendant tout le week-end, ce qui nous arrange énormément.
Encore super merci à lui.


On les attend...

Puis, arrivent...

... Xavier et BenJ, non pas en retard,
mais à leur horaire normal.

Ensuite, BenJ a du raccourcir, puis rallonger sa chaîne et réparer une crevaison. Bref, nous sommes partis à 10h13 exactement.
Je connaissais le début pour l'avoir fait en voiture, mais dès que nous prenons les chemins, je ne connais plus rien et on commence à se perdre. En effet, plusieurs GR se croisent et nous prenons bien sûr le mauvais à chaque fois.


Les allers-retours sont vite fatiguants et les pauses assez longues,
le temps qu'on se repère sur la carte.

On a bien pris soin du spad du chef...

Vers midi, on a dû faire une petite quinzaine de km et il commence à faire faim.
Denis, surtout, a du mal à supporter les gargouillements de son estomac et les couvre de la voix. On achète du pain, puis, vu le temps morose, on décide de chercher plutôt un resto au village suivant, plutôt que de manger dans le vent et la froidure, comme les pleutres que nous sommes.
Au village suivant, un passant nous informe qu'il n'y a pas de resto ici. Denis fulmine. Finalement, on nous indique le café de la gare, qui fait restaurant.
Effectivement, et c'est même une réunionnaise qui fait la cuisine de son pays.


On s'en met plein la panse pour pas cher.


Rodge nous fait au passage une démonstration...

de gobage de Flamby

On repart sur le GR. Passage plus sympa que le matin qui était surtout du bitûme. Cette fois, on fait plus de sous-bois. Fred se vautre comme il faut en bas d'une longue descente, on a eu peur, mais tout va bien.
Malheureusement, c'est très gadouilleux. En me loupant pour sortir d'une ornière, je suis carrément tombé dans une flaque de boue dans un grand "Noooon !" et sans parvenir à déclipser d'urgence. En plus, on se fait assaillir par les moustiques dès qu'on s'arrête.



Benj explose un pneu, puis crève encore. Heureusement que Rodge a tout ce qu'il faut.
Vers 5/6h, je suis complètement à la ramasse, quand on commence à chercher un point de bivouac. Rodge va faire quelques tours de reco et on finit par se dégotter un endroit assez à l'écart et discret.
Juste avant d'arriver, Xavier, qui voulait nettoyer ses pneus en roulant, fait sauter du pied le verrouillage de son étrier de Magura, qui est entraîné par la roue, arrachant la durite. Plus de freins avant.


Petite séance de nettoyage.

Le spad de Benj s'est fait rattraper par un escargot !



Serge nous trouve du 1er coup, je ne sais pas encore comment il a fait et Jean-Philippe et Karim arrivent peu après.
On commence à allumer le feu, ramasser du bois et on découvre que le Cherge a carrément acheté un cochon de lait !


Un dernier adieu émouvant...

...avant la boucherie.


Il faut le faire rôtir...

ce qui n'a pas été sans mal.


Mais ça valait le coup,

c'était délicieux.


Le reste de la soirée...

se passe calmement.


Avec quelques...

bières...


Debout ! Il fait jour !

Que va-t-il sortir de ces curieuses chrysalides ?

Pas un papillon.


Le lendemain, réveil difficile.

"Mais où suis-je ?"


S'ke c'est ?

Rrrrrr Zzzzzz...

Mrrrffhhr...

Le temps de ranger le camp, on repart assez tard. On décide d'aller prendre un café au bar du village.






Dur, dur...

Dur, dur aussi...

L'hôtesse nous propose de la brioche avec de la confiture de framboise maison qui est vraiment délicieuse. Rodge n'en est pas encore revenu.
Elle réussit à nous appater subtilement avec sa carte : langoustines au lard, St-Jacques, etc... on réserve pour 14h, le temps d'aller rouler.
On monte donc jusqu'à Montjavoult par le GR. Jean-Philippe et Rémi renoncent à nous suivre, le terrain n'est pas vraiment approprié pour un enfant. En effet, le GR est particulièrement mal entretenu, voire pas du tout et on passe au milieu des hautes herbes, en montée, sans voir les trous. Une fois de plus, je me casse la figure dans une ornière, avec le vélo plus haut que moi, réussissant difficilement à m'en sortir. BenJ réussit un joli Bunny Hop par-dessus une barrière... sur Rodge !


Le passage en sous-bois est particulièrement joli.


Pause à Montjavoult...

On arrive en haut, on fait rapidement le tour du village et on redescend par un autre chemin de terre. Descente vraiment sympa. J'apprécie particulièrement le Raven à ce moment. Quel confort.
Puis, un peu de bitume pour rejoindre Serans et le retour. Pascal36 nous quitte pour retrouver ses pénates.
Le repas est succulent. Tellement qu'on en part vers 16h30, mais on ne regrette rien. Vraiment pas. Vraiment. Pas.


Xavier, qui n'a plus de vélo en état, Denis, qui digère et moi qui dort à moitié, décidons de retourner direct au bivouac pour fainéanter. Les autres préfèrent rouler, pour aller chercher un certain champs de bosses à Magny en Vexin et voir le début de la Voie Romaine par laquelle on rentrera le lendemain.
Je laisse le micro à l'un d'entre eux pour raconter cet épisode.

[Fred]Pour le parcours, nous sommes effectivement parti vers un champ de bosses a Nucourt en suivant le GR125 avec 2 gosses qui nous en avait parlé, ils sont restés un moment derrière histoire de voir si on allait se planter et au bout d'un moment on a fini par les laisser passer devant...
Ca allait tant que c'était plat, à la premiere montée on s'est fait plaisir en leur posant une mine de chez mine (genre presque tout à droite).
Le terrain de bosses était en fait un terrain de trous, de 2 trous pour être exact.
Une seule grosse difficulté: un trou d'obus assez pentu que Benj a passé allègrement avec élan dans la descente pour remonter, moi aussi mais la 2éme fois, la première fois j'ai pu vérifier l'existence de l'attraction terrestre qui m'a renvoyé au fond du trou alors que j'en sortais presque.
Michel et Rodge sont restés en haut, c'est des trucs de frit raideurs, pas de crosseux ces trous ;-))
On est reparti vers Magny-en-Vexin par le GR11 et Michel nous a quitté peu apres être arrivés dans ce patelin.
Nous sommes allés sur un parcours de vitesse avec 3 ou 4 bosses à passer avec de l'herbe haute, assez crevant, grosse frayeur à la réception d'une bosse où je suis arrivé sur la roue avant.
Passage en ville aussi où Fred a fait l'erreur de suivre Benj dans ses sauts, bilan: encore une jante arrière à racheter mais c'est de sa faute aussi HEU toujours à vouloir humilier les autres HEU:).
Nous avons été repérer la chaussée Jule César, ancienne voie romaine qui est vers Arthieul, afin de repérer le chemin pour rentrer le lendemain.
Une fois ce chemin reperé nous sommes rentré a la boussole et à vue. La tour Telecom était visible de très loin donc entre ça et les chemins qu'on commençait a connaître, la carte est restée dans le sac et on a roulé comme des tarés.....
Retour à Serans par le même chemin qu'à l'aller (avec un peu de route pour couper), nous avons traversé le bois de l'ile comme des malades (celui ou les arbres etaient couchés).
Benj vers la fin donnait quelques signes de faiblesse et arrivée à notre camping fourbus mais contents.


Pas évident, de monter dans un hamac !...

Nous avons vraiment bien roulé pendant cette ballade. S'en suit un remake des pub tahiti douche avec 3 mecs à la place des vahinés (c'est gonflé non?).
[Reprise de récit par Philippe] Le deuxième soir, donc, les rouleurs reviennent, fourbus mais heureux, comme toujours après une rando.


Ils nous font...

...une séance...

...de Chippendales.


Une autre version des Chippendales...

On réchauffe le cochon et les saucisses et c'est reparti pour une nouvelle soirée baffre et picole. Quelle vie !


Xavier veut essayer le hamac,
mal lui en prend :

il bascule par-dessus presque tout seul !
Dommage : il y avait des orties en-dessous.

Lundi, dernier jour. On ramasse nos affaires.


Michel, toujours smart...

Karim et Xavier restent pour finir de ranger le camp pendant que nous partons.
Direction Magny en Vexin, le champ de bosses., puis la Voie Romaine.


BenJ nous fait une démonstration de sauts

Denis, tu triches !

Là, Denis tombe le genou gauche en avant sur une pierre, en voulant sortir d'une ornière alors sans avoir demandé la permission au vélo.
Normal, c'est le vélo du chef, il n'obéit qu'à son maître.
Du coup, de peur qu'il soit amoché, nous repartons en trombe. La Voie Romaine est en fait une ligne fictive qui se présente sous la forme d'une alternance de chemins tracés, de chemins à tracteurs ou de rien du tout, à peine un half-track au milieu des champs ou des ronces. Mais c'est somme toute roulant et c'est le pied de foncer sur la grande plaque pratiquement tout du long.
Elle aboutit à un km de Us, que l'on rejoint par le bitume, à fond dans les descentes. Petit sprint à l'arrivée aux voitures. Malgré mon avance, Rodge me pourrit sans problème. C'est parce que le Raven pompait...
N'empêche que quand on ne s'arrête presque pas, je roule quand même nettement mieux...




Sont un peu sales, nos spads !

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