Les petites photos sont agrandissables en cliquant dessus


Première partie : la randonnée

Cette randonnée est décrite dans le circuit forêts du sud-est

La matinée avait pourtant commencé sous un ciel maussade et de la pluie fine. Cuisiner une choucroute en regardant la pluie qui prépare le terrain façon bourbier c'est assez démoralisant. Mais quand les frappadingues ont pointé le bout de leurs spads, la pluie s'est arrêtée et les nuages se son vite fait la malle.
O joie, Gilles se pointe avec le Raven disc que Thierry lui a prêté. Vélo de rêve, tout bleu avec sa coque en carbone, chacun notre tour nous l'enfourchons le temps d'un ballet aérien (je parle toujours du vélo, pas de Gilles).

Thibault, qui venait de monter son beau spad, doit repartir illico au chevet de sa copine, nous sommes donc dix-sept frappadingues à prendre le départ de ce qui aurait dû être la rando la moins boueuse de l'année, s'il n'avait pas plu pendant des semaines avant cette rando, évidemment.

Le départ en peloton est impressionnant, on se croirant au tour de France. Lafourche, qui connaît la région par coeur, se dévoue pour faire le vélo-balai. Nous voici partis dans les trous et les bosses du bois Colbert.
Jacques est tout content d'avoir trouvé un camion-jouet abandonné au fond d'un grand trou. Le voici qui enfourche le véhicule en plastique et qui nous fait une belle descente.
Pendant ce temps, gilles répare son Raven...

La forêt de Lagrange propose un terrain sablonneux, rocailleux, et surtout valonné. Martine, Bernard et Sylvie décident de nous attendre alors que nous faisons des tours, des montées, des descentes. Gamelle de Laurent, évidemment le seul qui ne portait pas de casque, dans une longue descente bien serpenteuse.
Nous appuyons avec force sur nos pédales jusqu'en haut du Mont Griffon, où quelqu'un a sournoisement pris cette photo de ma frimousse. Puis un joli champ de bosses en descente, où Mat fait de jolis bonds pour épater la galerie avec son vélo de freeride.

Après les douves et l'étang, nous profitons d'une bosse pour faire cette série de photos "en action".
C'est à cet endroit presque précis que Guillaume perd une roulette de dérailleur.
Après un bon moment passé à chercher la roulette, nous finissons par demander à Pascal "E.T." une de ses roulettes puisqu'il ne s'en sert pas. Finalement on répare avec des colliers rislan, qui tiendront jusqu'à la fin de la rando.

C'est après que le terrain se gâte. De gadoue molle nous passons à gadoue liquide, puis à chemin de flaques, et en fin de compte nous nous perdons dans une sorte de ruisseau entouré de hautes herbes. La honte, j'ai réussi à paumer les frappés dans un bourbier.
Finalement nous retrouvons la nationale, la remontons en sens inverse sous un concert de klaxons mécontents, puis nous revenons sur le chemin prévu.

Enfin Denis est soulagé de pouvoir boire. Il faut dire que Lafourche et moi avions complètement oublié la fontaine au départ, pourtant promise sur la liste.
Les camelbaks remplis nous repartons en forêt de Grosbois et nous gagnons rapidement la forêt Notre-Dame.

C'est dommage, à peine entrés en forêt Notre-Dame nous devons déjà songer au retour. L'après-midi est bien avancée, et nous devons donc renoncer à une grande partie du circuit.

A noter une superbe esquive de Lafourche, qui manque de se faire agripper au passage par trois pucelles excitées qui gloussaient d'admiration en gesticulant, sur le parking du centre aéré.

Dans le circuit nous avions prévu des variantes, de façon à ne pas passer deux fois au même endroit. Les variantes de la forêt de Grosbois ont été particulièrement appréciées des amateurs de terre glaise.
Lionel a particulièrement aimé ce passage dans un fossé rempli d'eau glaiseuse, dans lequel il a fini les deux pieds bien enfoncés et bien mouillés.
Nous passons ensuite dans un single-track qui sent la provence, faisons une large boucle, et revenons à la fontaine.

Le reste du circuit nous offre un type de gadoue très apprécié : la collante glissante.
Cette fois les vélos sont carrément sales. Désolé, d'habitude c'est vraiment sec à cet endroit.

Derniers petits tours pour le fun dans les bosses du bois Colbert et nous nous séparons momentanément pour aller laver nos tas de boue, qui chez Lafourche, qui chez moi.


Deuxième partie : la choucroute

Douche des vélos, tout le mode bichonne son spad ; puis douche des bikers.
Performance remarquée de Gilles et de Sylvie qui bouclent le tout en moins de vingt minutes.
Pendant ce temps nos femmes papottent, les nains chahutent, on sent l'ambiance qui s'échauffe. Maintenant il faut attaquer les choses sérieuses.

Messieurs Kientz et Klein se chargent de mettre en perce le premier fût de blanche de Brunehaut. C'est laborieux, ça mousse beaucoup, mais une fois que c'est parti les chopes se remplissent à la chaîne.

On laisse rapidement tomber nos amuse-gueule pour passer à l'énorme choucroute qui nous prend aux naseaux.
Pas besoin de prier les convives pour se servir, en deux ou trois brouettées les frappadingues prennent et reprennent des assiettes de choucroute. Quelques minutes plus tard on annonce la pénurie de chou, puis des strasbourg, puis des francforts...

Finalement, une heure après le début des hostilités c'est presque l'intégralité de la choucroute qui a été engloutie. On pouvait enfin passer aux fabuleux gâteaux et à la non moins fameuse mousse au chocolat de Sylvie. Soufflage de bougies, puis engloutissage en règle.

Chose curieuse, malgré l'impressionnante quantité de bière absorbée on n'a pas entendu un seul rot. Les inconditionnels sont partis faire le concours dehors.

La dernière surprise de la soirée : Thibault se pointe alors que la moitié des frappés sont dehors en train de partir. Il profite de quelques chopes de bière et au bout d'un chacun rentre tranquilement au bercail pour une nuit bien méritée.
Et un seul souhait en tête : vivement la prochaine rando-bouffe....


Rédaction : Serge Hartmann
Photographie : Jacques Webert (avec un appareil jetable, désolé)

© 1997 © 2002 Les Frappadingues