Préparation à une randonnée sur plusieurs jours
Par Serge Hartmann

Le rêve de beaucoup d'entre nous est de partir plusieurs jours sur un spad, découvrir de nouveaux paysages, le faire entre amis, , en autonomie, aller au bout de soi-même.

Organiser une randonnée sur plusieurs jours c'est en quelque sorte partir à l'aventure.

Dans cet article il sera surtout question de véritable aventure, pas de voiture-balai ni d'organisation trop rigide : on est la pour découvrir et oublier les soucis. Finalement, peu importe si on perd son chemin, si on doit faire demi-tour, s'il pleut, si on doit faire du portage : l'imprévu donne leur charme aux randonnées.

Réussir un raid c'est d'abord réussir sa préparation

Mais l'imprévu s'apprécie à condition de ne pas dépasser certaines limites. Perdre le confort c'est bien ; en chier, ca va aussi un moment, mais les trop grosses galères peuvent gâcher une rando.

Le but de cet article sera de vous donner la liste la plus complète possible de ce qu'il faut penser à emmener lorsqu'on organise une randonnée sur plusieurs jours avec ou sans hébergement.

Pour ne rien oublier, rédigez une liste par biker

Les plus grosses déceptions sont en général dues à des oublis avant de partir.
"Raaaah il pleut et on a oublié de prendre nos K-way... ; Saperlipopette, je n'ai pas pris mon couteau, comment va-t-on manger le camembert ?"
J'en ai même vu un qui était parti si précipitamment qu'il en avait oublié ses chaussures (il se reconnaîtra, c'est celui qui est toujours en retard et qui porte le nom d'une pièce située à l'avant d'un vélo) et qui a fait la rando avec de vieilles baskets de trois pointures trop grandes.

Comme rien n'est simple, il va falloir faire des choix, sachant que :

  • Ce qu'il faudra emporter dépend des paramètres de durée, de situation géographique et de saison. C'est pour cette raison que l'article peut paraître "fouillis".
  • La charge supportée par le dos du randonneur, qu'on tachera le limiter au grand maximum à 15 kg pour l'ensemble matériel + sac. Il faudra donc faire un tri sévère, et souvent même des sacrifices.

D'un point de vue général, voici ce qui variera avec les paramètres durée/situation/saison :


1. Durée

Cet article se fonde sur des randonnées qui dureront entre deux et sept jours.

Pour une randonnée de deux voire trois jour au maximum, avec une ou deux nuits à passer, on pourra s'alléger en ustensiles de toilette et en vêtements de rechange, ce qui ne pourra plus être le cas dans des randonnées plus longues.
Souvent des serviettes imbibées peuvent suffire, par exemple pour s'essuyer les mains et le visage avant de toucher à la nourriture.

Le problème des randonnées de plus de trois jours c'est qu'on n'a pas le temps de laver ses vêtements, et encore moins de les faire sécher, il faut donc emporter du rechange, et les vêtements ca pèse lourd.
Il faudra là encore être astucieux : plutôt que d'emporter plusieurs cuissards, mettez des slips. Des slips tout simples, sans ouverture devant, et surtout pas de caleçon. En gros il faut éviter au maximum toutes les coutures qui au bout d'une journée de pédalage irritent l'intérieur des cuisses ou la raie des fesses. Je vous assure que quand il n'y a plus de peau à cet endroit on ne rigole pas vraiment.
Pour faire votre toilette, chaque matin vous devrez soigneusement nettoyer toutes les parties du corps, surtout les zones qui risquent de s'irriter ou de s'infecter. A défaut de douche utilisez le gant, et brossez-vous les dents.


2. Situation géographique

Le climat varie beaucoup avec la situation géographique, mais nous reparlerons un peu plus tard des différences quant à l'équipement. Sachez simplement que suivant les régions le terrain sera plus ou moins boueux ou accidenté (logique).

Dans les régions à fort dénivelé vous souffrirez plus du poids du sac à dos, surtout en montée. Dans ce cas c'est surtout le cul qui encaisse, et au final on ne supporte plus d'avoir le cul écrasé sur la selle la selle. Le moindre choc crée alors une douleur.

De plus, en région humide vous aurez plus de difficultés à trouver votre point de bivouac.
Evitez d'installer votre campement près d'une zone humide ou marécageuse, dans une cuvette, près d'un champ (bouses de vaches et taureaux pas contents, en plus c'est du vécu), ou encore trop près des habitations.

A signaler aussi l'opportunité de choisir ses pneus en fonction du terrain sec ou boueux, la différence au niveau fatigue est importante entre des pneus adaptés et des pneus inadaptés.


3. Saison et climat

Il y aura des différences fondamentales dans le choix du matériel suivant la saison et donc le climat. L'ennemi n'est pas tant le froid mais plutôt la pluie et en général l'humidité.
Votre sac a dos sera comparativement moins chargé par temps (relativement) froid que par temps pluvieux. Mais surtout la pluie apporte tout un tas de désagréments, tout est mouillé et rien ne sèche, on remet le matin des affaires humides, le sac est humide, etc.

Lorsque le temps est pluvieux il faut réfléchir à l'opportunité d'une tente. L'inconvénient est évidemment le poids de la tente.

Par temps sec on se contentera de sacs de couchage et de bâches légères en platic. Une des bâches servira à l'occasion de tente pour les soirs où le ciel est menaçant, mais une bâche ne fera pas face à une pluie battante ni au vent.
Si vous installez une bâche au-dessus des sacs de couchage, placez-la en pente, jamais à l'horizontale, sans quoi vous risquez de prendre un bon seau d'eau de pluie fraîche sur la tête.

Si vous pensez vous servir d'une couverture de survie comme bâche, placez-la sur le sol et réservez la bâche plastic comme protection contre la pluie, les couvertures de survie présentent un risque face à la foudre.

N'oubliez pas que plus la rando sera longue, moins vous pourrez prévoir le temps qu'il fera. Et surtout, n'oubliez jamais les célèbres lois de Murphy qui font que s'il fait un temps splendide depuis des semaines, c'est justement pendant votre rando que ca va se gâter.

Pour consulter la météo, utilisez le maximum de sources d'informations et priez pour que l'estimation rencontrée le plus fréquemment soit la bonne. Parmi les sites à consulter : Météoconsult, Météo France, Rain or Shine, Yahoo météo.


Le matériel


Le sac à dos

La contenance des sacs à dos se mesure en litres, on estimera nos besoins entre 40 et 50 litres.
Hélas, peu de sacs spécial VTT sont prévus pour contenir les 40 ou 50 litres dont nous auront besoin. Et surtout il n'est pas toujours utile d'acheter un sac à dos pour une seule sortie.
Nous devrons donc nous contenter de sacs pour la randonnée pédestre et devrons chercher les plus adaptés à nos besoins.

Il faut choisir un sac qui ait :

  • des poches latérales facilement accessibles et éventuellement un filet
  • pas de renforts dorsaux (ou amovibles)
  • un appui confortable au niveau des épaules
  • une fixation horizontale au niveau du torse ou à défaut de la taille
  • une fixation sur le dessus pour le sac de couchage (sinon vous devrez prendre un sac à dos de plus grande contenance)

Sacoche de selle ou de cadre : ce n'est pas indispensable mais ca peut s'avérer bien pratique pour y mettre les barres énergétiques, la boussole, et en général tout ce dont on peut avoir besoin de prendre sans s'arrêter de rouler.

Ajoutons qu'il est possible que les fermetures de votre sac a dos vous permettent d'y placer une poche à eau de camelbak, dans ce cas profitez-en.

En période de pluie, un couvre-sac protègera son contenu de l'humidité et de la boue.


L'outillage

Le hasard faisant parfois bien les choses, l'excellent Christian Allemand a écrit un article traitant justement de l'outillage, à lire donc en complément.

Quelles que soient les conditions climatiques, les besoins en outillage restent les mêmes.
En revanche, plus la rando sera longue, plus on est censé s'éloigner des marchands de pièces détachées, et plus le risque de panne est élevé.

La première précaution consiste à vérifier et revérifier le vélo avant le départ. Changez toutes les pièces d'usures qui ne l'ont pas été depuis longtemps ou qui sont susceptibles de poser problème : câbles de freins et de dérailleurs coudés ou oxydés, patins de freins usés, chambres qui comportent trop de rustines, pneus déchirés même légèrement, etc.
Lubrifiez : chaîne, dérailleurs, commandes, roulements. Pensez aussi à la fourche suspendue qui peut avoir besoin d'entretien.
Vérifiez le jeu de direction, le pédalier, la tension des rayons, le serrage de selle, le passage des vitesses, le freinage, la potence, etc.

Vous emporterez :

  • Jeu de clés allen (appelés également BTR ou 6 pans creux) monobloc
  • Tournevis plat et cruciforme
  • Clé à rayons
  • Câbles de dérailleur et de freins (vous pouvez ne prendre que l'arrière et couper ce qui dépasse), un jeu de câbles par vélo.
  • Un (voire deux si raid de plus de trois jours) jeux de patins de freins avec leurs goupilles
  • Clés plates de 8, 10, 13 et 15
  • Clé à molette
  • Dérive-chaîne
  • Quelques maillons
  • Huile : pour moins de trois jours ou par temps sec, on peut s'alléger en remplissant simplement un flacon de collyre.
  • Chambre à air (au moins une par spad)
  • Rustines + dissolution + bout de toile émery
  • 3 Démonte-pneus (en plastic c'est moins lourd et ça n'abîme pas les flancs de la jante)
  • Petite pompe
  • Nécessaire de couture (pour réparer un flanc de pneu) : une aiguille et du fil de lin, peu importe la couleur.
  • Pince multiprise et coupante

Ajoutez à celà le matériel spécifique : pompe pour amortisseur ou pour fourche, kit de réparation pour freins hydrauliques, etc.

A noter qu'il existe de très bons outils multifonctions. C'est le moment d'investir car l'outillage alourdit énormément votre sac.
Certains outils multifonctions font : clé traditionnelle, clé allen, tournevis, clé à rayons, dérive-chaîne, etc.
D'autre part, certains jeux de clés allen monobloc ont des têtes tournevis cruciforme et plat.
Le couteau est aussi un bon outil

Pour les randos plus longues, emporter (un exemplaire pour tout le groupe) :

  • Un écrou pour démonter la roue libre
  • Des rayons de rechange, à fixer sur un fourreau de fourche ou sur le cadre avec des élastiques
  • Au moins autant de nipples que de rayons
  • Une brosse à pignons
  • Un pneu léger à tringle souple

Dites-vous qu'il vaut mieux de l'outillage fiable et robuste en un seul exemplaire (un seul randonneur le portera) plutôt qu'un outillage dupliqué mais défaillant.

Enfin, chaque soir en descendant du vélo, faites une inspection complète, traquez le moindre jeu pour le corriger avant qu'il ne fasse de dégâts important, et regraissez si besoin.


L'alimentation

La nourriture ca pèse lourd. Pour la nourriture des repas il vaut mieux emporter de l'argent et s'approvisionner en fin de journée dans une épicerie.

Si vous craquez pour une boite de cassoulet ou des tripes, n'oubliez pas que ca se mange chaud, et qu'il va falloir allumer un feu. Dans ce cas vous pouvez emporter une petite grille comme celles qu'on trouve dans les fours traditionnels transportables. Vous pourrez alors vous faire un barbecue.

Si vous ne voulez pas vous casser la tête, surtout pour le repas de midi, passez d'abord par la boulangerie pour acheter du pain. Ensuite, trouvez dans une épicerie des boites de salade au thon ou des boites de sardines, du saucisson, du pâté, du jambon, des rillettes, du fromage, etc.
La charcuterie avec du pain c'est parfait et ça nourrit bien le bonhomme.

Pour la nourriture entre les repas prévoyez des barres énergétiques, des barres de céréales qu'on trouve dans toutes les grandes surfaces, des pâtes de fruits, des pâtes d'amandes.
Les rayons diététique et confiserie d'un supermarché regorgent de barres ovomaltine et de barres énergétiques a des prix abordables.
Passez également au rayon des fruits secs vois si quelque chose vous plaît.


La boisson

Un randonneur doit boire, même en plein hiver, mais encore plus sous la canicule. Si vous avez soif c'est que vous êtes déjà victime d'un déficit en eau. Vous devez boire avant d'avoir soif.

La boisson idéale reste l'eau, inutile d'emporter vos grosses boites d'Isostar, elles vont vous encombrer et ne vous apporteront pas autant d'énergie que vous n'espérez.

Si vous possédez un camelbak, c'est bien, mais il faudra quand même prendre un ou des bidons.
Pour le camelbak, il faudra vérifier que la poche de liquide s'adapte bien au sac à dos (qui pour l'occasion sera plus gros que le sac d'origine).

La plupart des VTT acceptent deux positions de porte bidon : un sur le tube oblique et l'autre sur le tube de selle. Pour l'été, montez un porte-bidon sur les deux tubes et mettez-y des bidons de grande contenance (entre 800 et 1000 ml).

L'importance apportée aux réserves de boisson dépend également de la région. Remplissez les gourdes et le camelbak à la moindre occasion. Bien souvent les indigènes sont très accueillants lorsque vous leur demandez un point d'eau pour remplir les gourdes, à condition évidemment des les gratifier d'un large sourire et de quelques mots gentils.
Faire le plein d'eau de cette façon est un excellent moyen de lier conversation avec des gens et de connaître un peu mieux la population de ces régions, et de façon fort sympathique.
Rencontrer des gens c'est également un des buts du voyage, l'eau représente finalement un moyen idéal d'aborder ces gens.
Evitez tout de même d'interpeller quelqu'un avec des phrases trop cliché, comme par exemple : "Dites-moi, mon brave...", préférez un "Bonjour Monsieur". A l'inverse, oubliez les interjections trop branchées du genre "Yo man!".

A noter aussi que sur beaucoup de cartes topographiques les points d'eau potable sont indiqués, vérifiez que le type de carte que vous achèterez (voir le chapitre navigation).


Le matériel de toilette

Profitez de vos précédents séjours en hôtels ou voyages en avion pour grappiller des dentifrices et des savons en modèle réduit, de même que des brosses à dents "Lufthansa" pliables (où la tête se loge dans le manche, ce qui est plus hygiénique).

La difficulté sera de trouver un point d'eau, mais c'est tout de même important, surtout si la randonnée dépasse les trois jours.

Emportez une petite serviette de toilette.

Pour les randonneuses féminines, emportez une quantité suffisante de tampons absorbants. Prenez toujours l'absorption qui vous convient. Trop, ça gêne ; pas assez, ce n'est plus du tout hygiénique. Evitez si possible les serviettes hygiéniques qui causeraient des irritations dues aux frottements.

Pour les porteurs de lentilles de contact, emportez un stock de compresses imprégnées d'alcool. L'hygiène doit être plus que rigoureuse lorsqu'il s'agit de mettre les doigts dans les yeux.
Plutôt que de se transporter un gros flacon de liquide de conservation, procurez-vous des dosettes quotidiennes (par exemple opti-free). Emportez un jeu de lentilles de rechange.
Une autre solution est d'acheter des lentilles quotidiennes, a jeter chaque soir. C'est plus cher (env. 20 francs) mais vous évitez de transporter du liquide d'entretien.


L'habillement

Emportez strictement le nécessaire, pas forcément vos plus beaux vêtements, vous ne partez ni en soirée de gala ni en discothèque.

L'habillement variera évidemment avec le climat, mais dans tous les cas emmenez le k-way, même si le temps est au beau fixe depuis des semaines.

Si le temps est pluvieux, prenez de quoi vous mettre au sec lorsque vous aurez installé le campement. Un survêtement type jogging fera l'affaire, mais ca alourdit beaucoup le sac. Ce survêtement servira de pyjama pour la nuit.

Au départ vous porterez par temps chaud :

  • un cuissard court
  • un t-shirt
  • des chaussettes
  • le casque
  • les mitaines

Par temps froid :

  • un cuissard long
  • un t-shirt
  • un sweat, une polaire ou un maillot
  • des chaussettes + sur-chaussettes thermiques
  • le casque
  • les gants

Pour une rando de plus de trois jours portez dès le départ un slip, et emportez-en en quantité suffisante (un par jour).

Emportez du rechange en chaussettes et en t-shirt, mais sans excès. Le but n'est pas de sentir bon (de toutes façons ça sentira la sueur dès les premières heures) mais surtout d'éviter les infections.


Les accessoires

  • De l'argent liquide et une carte bancaire, la carte d'identité et celle du groupe sanguin, une carte téléphonique, les numéros de téléphone d'urgence, les coordonnées des auberges et autres étapes prévues, le tout dans une pochette légère et étanche.
  • Quelques sacs plastique ou mieux des sacs congélation de différentes tailles avec zip pour y ranger tout ce qui craint l'eau : les papiers, les allumettes ou le briquet, les kleenex de poche, le pognon, etc.
  • Un paquet d'OCB, quelques bouts de carton et un petit briquet léger en platic, protégés dans un sac congélation étanche.
  • Une lampe-torche étanche et plastic léger, à n'allumer qu'en cas de besoin.
  • Un ouvre-boîtes pliable, ou son équivalent dans le couteau suisse.
  • Un sac de couchage à la fois léger et surtout adapté au climat. Certains modèles pèsent seulement un kilogramme et sont cependant très chauds. Vous pouvez vous faire une idée du budget et de vos besoins sur http://www.decathlon.com/ ou encore http://www.backpacking.net/
  • Un appareil photo et quelques pellicules. Un appareil réflex à focus manuel donne souvent de meilleures photos lorsqu'il s'agit de cadrer un vttiste et un paysage. Protégez l'appareil avec une housse ou de la mousse.

La boite à pharmacie

Un excellent article a été écrit à ce sujet par Christian Allemand dans le numéro d'avril de PlaNetVTT.

J'ajouterais tout de même quelques remarques à cet article : j'ai préféré une trousse souple pour la pharmacie, on lui trouvera plus facilement une place dans le sac à dos.

Il n'est pas indispensable d'emporter l'attirail anti-moustiques en hiver, par contre en été ne l'oubliez surtout pas.
On trouve aussi en grand surface et en pharmacie des sprays préventifs qui éloignent les moustiques, pulvérisez-vous avant le départ et pendant la rando (l'effet ne dure que 4 heures en général).
Dans le même esprit, si vous devez prendre de la crème solaire, il en existe qui eloignent les moustiques.

Prenez de l'acide picrique si vous prévoyez de faire du feu. C'est un liquide, préparé en pharmacie, dont vous devrez badigeonner les brûlures même bénignes afin de les désinfecter et de réduire l'apparition des cloques (brûlures au 2e degré).


La navigation

Comme ce type de rando ne se fait pas tous les quatre matins, bien souvent on part à l'aventure. C'est pour cette raison, et encore plus à VTT parce qu'il y a peu de signalisation, qu'il ne faudra jamais oublier les cartes et la boussole.

Une carte IGN et une carte randonnée peuvent être nécessaires, cela dépend à la fois de la région et de l'approvisionnement du magasin. Nous disions plus haut que sur certaines cartes figurent les points d'eau potable, ce qui est réellement un plus.

Un porte-cartes en plastic transparent (environ 50 francs), qui se fixe à l'aide de velcros sur le cintre, s'avérera indispensable.
On ne peut pas envisager de sortir la carte du sac à dos à chaque fois qu'on en a besoin.
De même, si vous disposez d'un rot-de-bouc, il existe des dérouleurs qui se fixent sur le cintre, et même des boussoles.

Il existe une foule de trucs pour se repérer, mais nous mettrons de côté l'étoile polaire, sauf en cas extrême de perdition nocturne. En revanche le soleil peut donner une idée du changement de direction immédiat effectué.

Avec une bonne boussole il est possible de s'aligner sur un point de repère figurant sur la carte : un château d'eau, une colline ou une montagne, une autoroute, une ville, un fleuve, etc. Si vous avez deux repères visuels qui ne sont pas sur le même plan alors vous savez exactement ou vous êtes sur la carte.

GR
GR
de Pays
PR
En plein dessus
Virez à droite
Nan, pas par là

Hormis la carte, la signalisation existe même en dehors des routes. Les chemins de randonnées pédestres sont souvent (mais pas toujours) des chemins agréables à parcourir à VTT.
Les balises de chemins de randonnée se trouvent sur des arbres, des bornes, des supports de panneaux, des poteaux électriques, etc.

  • Les chemins de grande randonnée (GR) sont signalés sur deux bandes blanc+rouge ou jaune+rouge pour les GR de pays.
  • Les chemins de petite randonnée (PR) le sont par une simple bande jaune.

Les GR et PR sont numérotés et signalés sur les cartes.
Lorsque la signalisation est en forme de croix c'est que vous venez de prendre un mauvais chemin, il faut revenir sur ses traces et chercher ailleurs la signalisation normale ou en forme de flèche.

Balade
Rando
Confirmé
Expert

Il existe également (mais plus rares que les GR et PR) des balisages CNVTT, en forme de triangle équilatéral qui surmonte deux cercles.

Pour en savoir plus sur les balisages et les chemins de randonnées, consultez la page "Cartes et balisage" de Philippe Baumel, les Codes des chemins et orientations de Yom, et un article de Tom sur la topographie en VTT.


Les précautions et la sécurité en général

Casque

Même s'il fait très chaud et que vous préféreriez être nu-tête, mettez toujours votre casque et éventuellement vos gants (des mitaines pour l'été).

GSM

Emportez un téléphone mobile avec vous. Les zones de couverture sont de plus en plus étendues et le téléphone reste votre lien avec le monde extérieur en cas de pépin.
Le numéro d'urgence pour tous les GSM et partout en Europe est le 112.
Si vous êtes certain que la batterie peut tenir pendant toute la durée du voyage + au moins 1 heure de communication, vous pouvez le laissez allumé.
Dans le cas contraire ou en cas d'allongement imprévu de la rando, ou dès que vous vous en êtes servi au moins une fois, éteignez-le. Vous ne l'allumerez que pour téléphoner.

Feux

Si vous savez allumer et surtout éteindre un feu, vous pouvez prendre une grille et des allume-feu. Attention ! Dans beaucoup de zones il est strictement interdit d'allumer des feux, notamment dans le sud de la France où les feux de forêts sont fréquents. Soyez toujours conscients des risques, ne faites jamais de feu si vous n'êtes pas absolument certain qu'il n'y a pas de risque d'incendie. Si vous avez décidé d'en allumer un, éloignez-vous des arbres et des broussailles, dégagez bien les alentours, ne quittez jamais le feu même pour une minute, au besoin relayez-vous.
Même si vous êtes sur de vous, emportez impérativement un flacon d'acide picrique.

Diminution du poids du sac à dos

Nous avons dit plus haut que le poids maximum pour un sac à dos rempli était de 15 kg.
Afin de réduire ce poids, vous devrez :

  • Faire une sélection draconienne de ce qui est indispensable ou non.
  • Virer sans hésiter tout ce qui est superflu : fanfreluches en soie brodée, maquillages, pistolets à bouchon, cassettes vidéo, graines pour cochons d'Inde, collection d'abat-jour, partition de Tanhauser, embrayage pour fusée, Linux sur cd-rom, etc.
  • Répartir les charges entre randonneurs.
  • Vous organiser pour ne pas avoir de doublon entre randonneurs. Mieux vaut une seule boite à outils et une seule pharmacie bien équipées que plusieurs qui seraient trop sommaires.
  • Bien choisir son sac de couchage en fonction du climat, les différences de poids sont parfois importantes.

Pour en savoir plus :

La page conseils rando de l'excellent Philippe Baumel sur Novaspot.
Les articles sur la trousse à outils et sur la boîte à pharmacie de Christian Allemand.
La loi de Murphy et ses dérivées (il y a un rapport avec les randos, c'est evident) par Christophe Courtois.

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