"C'est incroyable comme Paris peut être beau dans ces conditions."
"Je suis déjà venu à Paris en vélo, mais jamais je ne l'avais vu comme ça."

Ah, les vastes étendues de forêts, la douce musique des ruisseaux qui coulent, le pépiement des oiseaux, les mille senteurs de fleurs, une légère fumée qui s'échappe de la cheminée d'une ferme, là-bas, au fond de la vallée l'air est frais, pur, quel calme...
Les parisiens en rêvent, ils en ont le besoin vital, et c'est pourquoi les Frappadingues sont si souvent à la recherche des plus beaux coins d'Ile-de-France. Et Dieu sait s'il y en a.
Pourtant, Paris regorge de richesses pour les VTTistes.

C'est ce que les Frappadingues appellent : se faire un Paris-by-night.


Paris, notre terrain de jeux

La nuit tombe sur Paris. Les banlieusards sortent en trombe des bureaux, certains s'agglutinent sous l'abribus, d'autres courent dans les couloirs du métro pour ne pas rater le train de 18h37, ne pas poireauter bêtement sur un quai glauque de la gare Saint-Lazare en fuyant le regard du mendiant qui s'est installé là....
D'autres, pour des raisons obscures, ne voyagent qu'en voiture. En échappant à la promiscuité des transports en commun qu'ils échangent contre le stress des embouteillages parisiens.
On les voit qui trépignent d'impatience ou qui font triste mine, au milieu d'interminables files d'autos. Ils sont là, au milieu de Paris, ils bouchonnent en direction du périph', puis vers la nationale qui traverse les faubourgs gris...
Paris, pour eux, c'est le bagne, le stress, ils suffoquent, ils sont dans un univers qui est devenu inhumain à force d'être sacrifié aux bagnoles.

Ca y est, la nuit est tombée. Un vélo se faufile entre les files de voitures, un deuxième vélo le suit, ils klaxonnent avec les pouêt-pouêt accrochés sur leurs cintres, ils dépassent toutes les voitures à une vitesse folle. En plus, comble du mépris pour les pauvres automobilistes, ils rigolent.
Ils ont de beaux vélos, ce sont des VTT, les pièces chromées étincellent à la lumière des phares.
Ils s'engagent sur le pont d'Iéna, foncent sur la Tour Eiffel illuminée, ils sautent comme des cabris pour passer les trottoirs.
Juste sous la tour Eiffel, un groupe de cyclistes pousse des cris de joie en les voyants arriver, ils ouvrent grand les bras, se donnent l'accolade, s'embrassent.
Ce sont les Frappadingues, prêts pour un nouveau Paris-by-night...

On oublie tous les soucis, la journée de boulot est terminée.
Piétons étourdis, flics à PV, automobilistes puants, planquez vous !! On arrive !!
La troupe est partie, tous pouêt-pouêts hurlants, ils encerclent les voitures, se gondolent comme des baleines, les concerts de pouêt-pouêt répondent aux klaxons protestataires des automobilistes grincheux qui n'aiment pas être dépassés par des vélos.
Le gardien qui veille sur la tombe du soldat inconnu ne sait plus quoi faire, il gesticule dans son coin et personne ne l'écoute, il menace d'appeler la police, les Frappadingues disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus, sautillant partout.
Les feux rouges, impuissants, sont écoeurés. Les poubelles sont vexées de servir d'obstacles. Les escaliers pleurent de nous voir leur rouler dessus juste pour rigoler. Les panniers à salades restent médusés, ils n'osent plus bouger.
Paris nous appartient, il nous honore par sa splendeur, il nous illumine de ses milles vitrines, ses décorations, ses lampadaires, ses monuments, toujours plus beaux lorsqu'ils sont vus d'un vélo.
Il nous offre ses quais de Seine, son quartier Mouffetard, ses îles Saint-Louis et la Cité, sa butte Montmartre, ses places de village, ses rues piétonnes, ses ponts médiévaux, ses endroits oubliés, ses siècles d'Histoire...
Il nous invite dans ses tavernes, il nous offre de la bière, des frites, toute l'amitié, la complicité des Frappadingues et de Paris.

A présent les rues sont désertes. Les banlieusards sont en pyjama rayé, du fond de leur plumard ils rêvent qu'ils sont Navarro, le héros du feuilleton qu'ils ont vu en début de soirée. Les Parisiens sont sorti de leur boite de nuit, et comme tout est fermé ils sont rentrés se zoner.
Les meilleures choses ont une fin, même les PBN. L'heure des "au revoir" a sonné, on se dit tous qu'on a fait une super sortie, qu'il faut tout de suite prévoir le prochain PBN. On a du mal à se séparer, on s'organise en petits groupes pour rentrer au bercail, les "au revoir" n'en finissent pas.
Denis fera un détour par Boulogne pour raccompagner Lafourche, Thibault part avec Serge sur Montparnasse, Pascal repart sur Saint-Quentin à vélo, d'autres ont garé leur chignole dans Paris.

Passée l'euphorie, les premiers signes de fatigue se font sentir. Mais c'est une bonne fatigue, c'est l'envie de retrouver sa couette et de faire un gros dodo. Le stress s'est miraculeusement envolé, on a encore Paris dans le regard, les copains dans le coeur, et les machoires sont fatiguées d'avoir tant rigolé.

Pour comprendre ce qu'est un PBN, il faut l'avoir vécu.


Quand les Frappadingues organisent un Paris-by-night

Un PBN ça s'organise.
D'abord, il faut choisir un jour qui arrange le plus grand nombre de Frappadingues. De préférence un jour où il ne faut pas travailler le lendemain. Si c'est un vendredi soir, ça tombe bien, tout le monde vient bosser à vélo ce jour-là. Sinon on peut venir en train ou en voiture.
Quand le PBN tombe un jour de travail, il nous arrive de prévoir un rendez-vous vers 19h et un autre plus tard, pour ceux qui travaillent hors de Paris. Ceux qui partent d'endroits proches se donnent rendez-vous une demi-heure plus tôt à la Défense ou à la Bastille.

Le rendez-vous principal a généralement lieu sous la tour Eiffel, mais rien n'est figé. Il est bon de briser les habitudes lorsqu'il s'agit de s'amuser et de découvrir.

Les discussions pour le rendez-vous ont lieu sur la mailing-list. Une fois décidés, nous affichons l'heure et le lieu du rendez-vous sur le calendrier du site.
Souvent, un bouton animé et coloré est ajouté sur la homepage.

Si vous souhaitez vous joindre à nous, vous serez le bienvenu (Denis ajouterait "surtout si vous êtes blonde à forte poitrine").
Vous devez simplement venir avec votre vélo. Si vous souhaitez profiter pleinement de la folie furieuse des Frappadingues, et du choix du parcours, il vaut mieux avoir un VTT solide.
Avant le PBN, augmentez la pression des pneus (pour éviter les pincettes - éclatement de la chambre par pincement), et vérifiez le bon fonctionnement général du vélo, car il va souffrir.

Equipez-vous d'un casque ! Il nous est arrivé de tomber ; les chutes sur du bitume sont bien plus méchantes que dans la boue, et nous avons parfois frôlé la catastrophe, sans pourtant prendre de gros risque.
Mieux vaut briser un casque que son crâne, et dites-vous que vous ne serez pas aussi ridicule que vous ne l'imaginez avec ça sur la tête.
Pour une trentaine d'écus vous trouverez des casques tout à fait fonctionnels et confortables.
Désolé d'insister si lourdement, mais nous ne souhaitons pas ternir nos PBN par la perspective d'une mauvaise chute.
A cela vous pouvez ajouter des gants de vélo, pour vous protéger les mains. Le bitume, ça rape.

Les albums photos, les comptes-rendus

Cette rubrique est illustrée de compte-rendus en images et de quelques éditoriaux passés. Elle vous permettra de voir comment se passe un PBN, et comment ceux-ci ont évolué avec les années. Nous espérons que celà vous deonnera envie de nous rejoindre.

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